Un Top 10 méditerranéen et une performance historique à l’extérieur. L’Algérie a officiellement conclu ce jeudi sa 16ᵉ participation aux Jeux méditerranéens avec une récolte totale de 40 médailles (13 en or, 8 en argent et 19 en bronze). Organisée à Tarente en Italie du 21 août au 3 septembre, cette édition voit la délégation algérienne, forte de ses 248 athlètes engagés dans 27 disciplines, se hisser à la 9ᵉ place du classement général.
Si le bilan comptable connaît un léger recul par rapport à l’édition record d’Oran 2022 (où l’Algérie avait glané 53 médailles dont 20 en or pour terminer au 4ᵉ rang), Tarente 2026 marque néanmoins le meilleur bilan jamais réalisé par le sport algérien hors de ses frontières lors de Jeux méditerranéens. Cette campagne italienne – d’un niveau général globalement faible – restera également marquée par des podiums historiques et inédits dans des disciplines comme l’aviron ou la gymnastique.
Bilan de l’Algérie aux JM Tarente : l’athlétisme, locomotive indiscutable de la délégation algérienne
C’est une tradition qui se confirme édition après édition : la reine des disciplines a une nouvelle fois été le principal pourvoyeur de titres et de podiums pour le contingent algérien. Avec 8 médailles glanées (3 en or, 2 en argent et 3 en bronze), la piste et le champ de Tarente ont vibré au rythme des succès de nos représentants.

Les leaders ont répondu présent avec autorité. Sur le demi-fond, Djamel Sedjati s’est offert le métal précieux sur le 800 m, confirmé par la superbe course de Saïd Amari, titré sur le 10 000 m. Dans les concours, Mohamed Yasser Triki a réaffirmé sa domination au triple saut en décrochant une brillante médaille d’or.
Le premier rideau de médaillés est complété par les médailles d’argent du très prometteur Anis Chott (1 500 m) et de Mohamed Seif Boukertaba (semi-marathon), sans oublier les solides prestations en bronze de Tarek Hussein (saut en longueur), Zahra Tatar (lancer du marteau) et Omar Saraiche (3 000 m steeple).

Boxe : des podiums, malgré un recul
Discipline reine de la hargne et de la détermination, le noble art algérien n’a pas démérité en terre italienne. La boxe algérienne ramène dans ses bagages un total de 5 médailles (3 en argent et 2 en bronze). Une belle présence sur les podiums.

Au terme de combats disputés, trois de nos pugilistes se sont hissés jusqu’en finale pour s’adjuger l’argent : Mustapha Abdo (-80 kg), Ismaïl Bakhsis (-65 kg) ainsi que Fatiha Mansouri (-51 kg) chez les dames. De leur côté, Amine Zenaz (-55 kg) et Jawhar Bannan (-65 kg) sont allés chercher une méritée médaille de bronze, confirmant la densité du vivier national sur le ring malgré une fédération aux aboies.
Lutte : une belle moisson collective
Autre grande “satisfaction” de ces Jeux de Tarente : la lutte algérienne, qui s’impose comme l’une des disciplines les plus prolifiques du contingent avec 7 médailles décrochées au total.
Et c’est Abdelkrim Fergat qui a mené la charge en décrochant le titre suprême (médaille d’or) dans la catégorie des -60 kg. Fayçal Ben Faradj s’est quant à lui illustré avec une médaille d’argent chez les -67 kg. Le reste de l’équipe a fait preuve d’une formidable cohésion en trustant les troisièmes marches du podium : Bachir Sid Azara (-87 kg), Fadi Rouabeh (-97 kg) et Oussama Laribi (-65 kg) chez les hommes, appuyés par les remarquables performances féminines de Chaïma Chebila (-53 kg) et Ibtissem Doudou (-50 kg).
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