Les informations se font insistantes sur la possibilité de voir Brahim Hemdani prendre, ne serait-ce que provisoirement, les rênes techniques de l’Algérie. Le communiqué de la FAF, posté ce mercredi, conforte l’hypothèse. L’avènement annoncé intervient dans l’euphorie (excessive) qu’a suscitée un sacre dans un tournoi de seconde catégorie (Jeux Méditerranéens 2026) avec les U21 algériens. Toutefois, si l’on s’en tient au concret, malgré une licence UEFA Pro, le CV de technicien de Hemdani ne lui vaut pas le poste de sélectionneur. Même comme intérimaire.
Les cinq succès des U21 aux JM 2026 et le triomphe en finale contre la Tunisie (2-0) ont suffi pour allumer les voyants de ce que la FAF pense être une idée ingénieuse dans un contexte spécial. Le ballon-sonde est lancé pour voir comment l’opinion encaisse la démarche. Malgré la médaille d’or des “Méditerranéades”, les Algériens n’imaginent pas un instant Hemdani piloter les rênes techniques de l’EN.
🚨 Selon les médias 🇩🇿, Brahim Hemdani devrait être le futur sélectionneur (temporaire ?) pour le regroupement du mois de septembre.
✅ Son parcours :
🔹 2017 – 2020 → FC Côte Bleue 🇫🇷
Entraîneur adjoint
Niv : National 2🔹 2020 – 2022 → Courbevoie
Entraîneur principal… pic.twitter.com/uGqoleNlZ0— JDZ Football (@JDZFootball) September 2, 2026
Un contexte qui ne prête pas à l’expérimentation
Du côté de l’instance fédérale, l’envie serait de l’essayer en septembre pour des matchs… officiels. En effet, les Verts ont rendez-vous avec l’entame des éliminatoires de la CAN 2027. Ils recevront, lors de la dernière dizaine de septembre, la Zambie avant de jouer le Burundi à l’extérieur. Dans le même temps, les U20 joueront en Égypte un tournoi de l’UNAF crucial pour l’avenir d’une génération prometteuse. Clairement, l’heure n’est pas à l’expérimental car les choses peuvent aller vite en cas de contreperformance même si le groupe dans lequel évoluera El-Khadra est, sur le papier, à sa portée.
Par ailleurs, on a appris que la FAF essaie de caser un troisième match lors de cette fenêtre. L’idée est probablement de voir si le staff d’intérim, que devrait composer Brahim Hemdani et Anthar Yahia, est en mesure de proposer quelque chose et aligner les bons résultats. Il est évident que si jamais le bilan est bon, la structure fédérale pensera à maintenir l’encadrement en place.
Un Vert en demi-teinte
Le résultatisme pur ne doit pas fausser l’évaluation car, sur le papier, Hemdani, natif de Colombes (Île-de-France) tout comme le Directeur technique national Ali Moucer (tiens tiens), pourrait basculer de la Régional 1 en France avec le modeste Marignane GCB FC à la sélection première de l’Algérie. La parabole est tout bonnement absurde. La pige expresse chez les U21 était éclair et trop courte pour juger l’apport réel du technicien de 48 ans qui a remis clef en main une équipe façonnée depuis un an par le démissionnaire Rezik Nedder. Quand bien même il a glané le vermeil avec les juniors Dz dans un tournoi méditerranéen modeste où l’Espagne et la France n’ont envoyé aucune équipe.
A ce niveau, il ne s’agit que d’un coup d’éclat qui ne renseigne aucunement sur les aptitudes réelles de Hemdani pour avoir la légitimité d’accéder au banc suprême des A. De plus, en considération de son statut d’international, on peut rappeler qu’il n’a pas donné grand-chose à l’Algérie en tant que footballeur (4 capes seulement après l’âge de 30 ans). Il n’existe aucun lien filial entre lui et l’équipe nationale pour nous offrir un soupçon du storytelling comme c’était par exemple le cas avec le valeureux Madjid Bougherra quand il avait pris en main les A’. L’Équipe nationale se mérite et l’ancien capitaine de l’Olympique de Marseille en a très peu.
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