Initialement, la Fédération algérienne de football (FAF) s’était fixée pour objectif de nommer le successeur de Vladimir Petkovic au plus tard le 21 août. Près d’un mois après, l’instance fédérale semble pourtant ne plus être aussi pressée de trancher. Du côté de Dely Brahim, la prudence est désormais clairement de mise.
Alors que presque un mois s’est écoulé depuis l’annonce de la résiliation du contrat de Vladimir Petkovic, la course à sa succession n’est plus aussi effrénée qu’au cours des premiers jours. Dans les plans initiaux de la FAF, il était question de nommer rapidement un nouveau sélectionneur afin de lui laisser le temps de préparer la rentrée, marquée par la fenêtre FIFA du mois de septembre.
C’est dans cette optique que le Collège technique national avait été convoqué pour soumettre plusieurs propositions à la Fédération. À ce moment-là, le profil de l’Espagnol Felix Sanchez faisait l’unanimité. Selon des sources internes, les deux parties étaient même proches d’une finalisation, avant que la FAF ne décide de faire machine arrière après avoir reçu des échos très peu favorables concernant le technicien espagnol.
Depuis, les choses semblent s’être tassées. Concrètement, Walid Sadi a continué à ratisser large. Une source proche du dossier a révélé à La Gazette du Fennec que le président de la FAF détient au moins trois accords de principe sous le coude, mais qu’il préfère, pour l’heure, temporiser.
Cette posture s’explique notamment par la volonté du patron du football algérien de ne pas se précipiter dans la nomination d’un entraîneur étranger, dans un contexte où la marge d’erreur est particulièrement réduite. Le choix du prochain sélectionneur engage en effet la Fédération sur plusieurs années et doit, sur le principe, s’inscrire dans une vision qui dépasse les prochaines échéances.
Car, concrètement, à quatre ans du Mondial, qui doit constituer une véritable boussole pour le futur staff, rien n’impose de nommer un nouvel entraîneur dans l’immédiat. La fenêtre FIFA de septembre peut d’ailleurs être abordée avec une solution provisoire, le temps pour la FAF de poursuivre sa réflexion et de s’assurer du bien-fondé de son choix.
Dans cette configuration, une solution maison apparaît de plus en plus comme une option crédible, voire comme le choix le plus logique à court terme. Avec Anthar Yahia, déjà présent dans le staff, l’idée de confier les rênes à Brahim Hemdani, l’actuel sélectionneur des U21, fait progressivement son chemin.
Seul technicien actuellement à disposer de l’UEFA Pro, l’ancien Marseillais présente un profil qui peut constituer une solution, au moins provisoirement, durant la fenêtre FIFA du mois de septembre. Au-delà de ses qualifications, Hemdani a connu le même parcours que la majorité des joueurs de l’équipe nationale. Binational, passé par le haut niveau et ancien international algérien, il dispose en tout cas d’une légitimité suffisante pour prendre le poste sans que sa nomination ne suscite de véritable contestation.
Reste à savoir si cette piste sera retenue ou si la FAF finira par se tourner vers l’un des techniciens étrangers ayant déjà donné son accord de principe. Pour l’heure, le temps presse moins qu’il y a quelques semaines.
En tous les cas, la FAF n’est plus dans l’urgence de trouver coûte que coûte un successeur à Petkovic. Et lorsqu’on additionne les différents éléments énumérés ci-dessus, on comprend pourquoi.
🇩🇿 Un 3e match au menu de septembre ? La FAF passe à l'action ! pic.twitter.com/NgDgDqNGkm
— La Gazette du Fennec (@LGDFennec) August 28, 2026
