Le scénario de la finale, jouée le 18 janvier dernier, de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc, pays hôte, était hitchcockien. Penalty sifflé à la dernière minute, les Sénégalais qui contestent la décision en ne voulant pas reprendre la partie, le match qui repart pour durer jusqu’en prolongations qui voyaient les Lions de la Téranga marquer le but de la victoire grâce à Pep Gueye et, préalablement, Brahim Diaz qui avait loupé, en tenant une panenka, le “péno” qui pouvait sceller prématurément le sort de la partie. Les émotions étaient pêle-mêle. De passage sur le podcast Riolo Club, Younès Belhanda, ancien Lions de l’Atlas et manifestement marqué par tous les rebondissements et le dénouement dramatique pour les siens, a estimé que Diaz a délibérément manqué la sentence.
Les Marocains ont vécu une grosse désillusion après avoir manqué l’occasion inouïe de triompher sur leurs terres lors de la CAN 2025. Les espoirs étaient grands pour mettre fin à une disette de 50 ans sans sacre à ce niveau. Pour eux, Diaz avait tout gâché avec sa panenka. Par conséquent, le pensionnaire du Real Madrid était devenu persona non grata aux yeux des supporters.
Belhanda pense qu’il y avait un arrangement pour rater le penalty
Sa manière de tirer le coup de pied de surface a même donné lieu aux théories les plus folles dont celle que conforte Belhanda. « Au début je lui en ait voulu. Mais, au final, tu te dis “j’aurais pu être dans sa situation et faire la même chose aussi. Après je pense que, sur le penalty, soit ils se sont arrangés. Je pense que Diaz a dit à l’autre (le gardien Edouard Mendy, NDLR) comment il allait tirer. Parce que, quand on voit la réaction des Sénégalais sur le penalty, ils ne sont pas surpris. Tu connais les émotions d’une finale. Tu connais les trucs. C’est mon avis personnel », décrypte celui qui joue à Al-Sailiya SC (Qatar) aujourd’hui.
Face à cette analyse un peu tirée par les cheveux, Daniel Riolo, qui présente le podcast, a signifié à Belhanda qu’il disait un peu n’importe quoi. Surtout qu’il n’y a pas de preuves qui confortent cette éventualité. Ce qui est sûr, c’est que le déroulé de cette finale restera dans les annales. Jusqu’à aujourd’hui, on ne connaît pas le véritable champion d’Afrique en titre. Entre la victoire du Sénégal sur le terrain et la décision de la Confédération africaine de football (CAF) de consacrer, sur tapis vert, le Maroc, c’est le Tribunal arbitrale du Sport (TAS) de Lausanne (Suisse) qui a pris possession du dossier. L’institution juridique devrait rendre son verdict incessamment.
