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CAN U20 : les 4 candidats attendus à Nouakchott, Zetchi grand absent ?

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Les dirigeants africains mais aussi ceux de la FIFA seront présents en nombre ce samedi à Nouakchott pour assister à la finale de la CAN U20 opposant l’Ouganda au Ghana. En présence de Gianni Infantino, les 4 candidats à la course présidentielle de la CAF (Motsepe, Anouma, Senghor, Yahya) seront également présent pour le dénouement du fameux « protocole de Rabat ». A moins d’une semaine des élections de l’instance africaine prévues le 12 mars au Maroc, les grandes alliances se scellent en coulisse. Quid du président algérien Kheireddine Zetchi ? Mystère en attendant la confirmation de sa réhabilitation auprès de la CAF.

Les quatre candidats à la présidence de la Confédération africaine de football (CAF) et le président de la FIFA, Gianni Infantino, sont attendus à Nouakchott ce samedi où se joue la finale de la CAN des U20 qui se déroule en Mauritanie. Déjà présent sur place, le candidat Patrice Motsepe, président des Mamelodi Sundowns et annoncé grand favori pour succéder à Ahmad Ahmad, devrait être rejoint par ses « concurrents ». En outre, une trentaine de présidents de Fédérations africaines devraient répondre à l’invitation de Yahya Ahmed, le président de la fédération Mauritanienne. L’occasion pour les présents de sceller des alliances et consolider des liens avant le passage aux urnes. Ainsi, les personnalités comme Amaju Pinnick (Nigeria), Isha Johansen (Sierra Leone), Danny Jordaan (Afrique du Sud), Fouzi Lekjaa (Maroc) et Hany Abo Rida (Égypte) sont attendus pour faire faire campagne à quelques jours des grandes élections de la CAF. Éjecté de la famille africaine, Kheireddine Zetchi pourrait briller par son absence puisque la FAF n’a pipé mot sur un éventuel déplacement de son président. L’homme qui se bat depuis des semaines en privé pour réhabiliter son honneur et celui de l’Algérie aurait obtenu une réponse positive sur la forme à son recours formulé auprès du TAS de Lausanne. Il est peu probable qu’il se déplace à Nouakchott mais il devrait se rendre très logiquement à Rabat pour participer aux élections de la CAF.

Infantino et ses « pantins » africains

La Fédération internationale de football (FIFA) qui est censée assurer la bonne gestion du football mondial en se déclarant garante de la « démocratie » dans le déroulement des élections aussi bien dans les Associations (Fédérations) que dans les Confédérations, vient carrément s’immiscer dans les affaires du football africain, pour ne pas dire, mettre sa véritable mainmise sur cette Confédération qui a perdu toute crédibilité avec ses « très faibles dirigeants ». Sinon, comment expliquer cette « magouille » de la FIFA avec les quatre candidats déclarés pour l’élection à la présidence de la CAF le 12 mars en cours et il s’agit de Me Augustin Emmanuel Senghor (avocat, 55 ans), qui est président de la fédération sénégalaise (FSF) depuis 11 ans et président de l’US Gorée, l’île en face de Dakar dont il est également le maire. Jacques Anouma (financier, 69 ans), ex-président de la FIF ivoirienne, a notamment joué un rôle d’importance dans la gestion des « Éléphants » qui ont participé à leurs premières Coupes du monde en 2010 et 2014. Ahmed Yahya (homme d’affaires, 44 ans), dirige la Fédération mauritanienne (FFRIM) depuis 2011. Sous sa présidence, la sélection mauritanienne a participé à sa première Coupe d’Afrique des Nations, lors de la CAN-2019. Et enfin Patrice Tilhopan Motsepe (homme d’affaires, 58 ans), qui a fait fortune dans les mines. Il est président des Mamelodi Sundowns, le club du township de Pretoria, vainqueur de la Ligue des champions d’Afrique en 2016 et adversaire du CRB en Ligue des champions cette saison justement.

Il est utile de savoir que lors des élections du 12 mars prochain, chacune des 54 fédérations africaines dispose d’une voix pour un scrutin majoritaire à plusieurs tours, qui peut entraîner des alliances après le premier tour si une majorité absolue n’est pas dégagée. Et il se trouve que c’est la Fifa qui « chapeaute » ces « alliances » étant donné l’immixtion de son président, Gianni Infantino, dans les affaires du football africain avec la « collaboration » de ces candidats indignent de diriger cette instance continentale.

Les 4 candidats valideront-ils le « protocole de Rabat » ?

Selon des sources proches des candidats, Augustin Senghor (Sénégal) et Ahmed Yahya (Mauritanie) seraient prêts à accepter la proposition de la Fifa : s’ils renoncent à se présenter lors du scrutin prévu le 12 mars pour laisser la scène au milliardaire sud-africain, soutenu par Gianni Infantino, le président de la Fifa, ils seront 1er et 2e vice-présidents. L’Ivoirien Jacques Anouma, lui, se verrait alors proposer un poste de conseiller du président. Et ironie du sort, c’est ce dernier qui, certainement, par peur de la réaction du Président de la République, Alassane Ouattara, et qui considère que le PV de la réunion de Rabat qui a regroupé, le président de la FIFA, Gianni Infantino, les quatre candidats à la présidence (Yahia, Senghor, Motsepe et Anouma) et le vice-président de la CAF, le Marocain Fouzi Lekjaa « n’engage pas à un accord définitif ».

Dans ce PV, les 4 candidats en lice s’étaient mis d’accord secrètement sur une répartition des postes en se rangeant tous derrière le milliardaire sud-africain Patrice Motsepe, Anouma bénéficiant, d’un poste de Conseiller spécial à la CAF, tout en conservant celui d’ambassadeur de la FIFA. Mais, le mal est déjà fait : les quatre candidats à la présidence de la CAF ont montré leur « dépendance » de la FIFA et plus précisément du président de cette instance fédérale international, Gianni Infantino qui, lui, s’ingère dans les affaires de la CAF, montrant que sur le plan « pratique » il est véritablement anti-démocratique. Pire, il serait acté en coulisse que la FIFA, en désignant le Sud-africain Motsepe à la tête de la CAF lui confierait simplement un rôle de président d’honneur de l’instance. Très occupé par ses affaires, le milliardaire sud-africain laisserait la gestion des affaires courantes à la future Secrétaire Générale de la CAF Fatma Samoura, qui s’installerait au Caire à partir du 1er juin 2021 avec 11 employés de Zurich.

Les quatre candidats à la présidence de la CAF sont clairement indignes de représenter ce continent africain en magouillant pour des « intérêts personnels » au détriment de l’intérêt de toute l’Afrique. Ils se sont tout simplement discrédités auprès des « vrais africains » avides de la démocratie et des élections propres et honnêtes où le vainqueur l’emporte avec un programme ambitieux pour répondre aux besoins du football africain.

Élections CAF : Motsepe et le protocole de Rabat, l’ingérence humiliante de la FIFA

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