Les hôtes de la Coupe du Monde 2030 sont connus avec le Portugal le Maroc et l’Espagne. En revanche, le lieu de la finale reste un mystère à ce jour. Ainsi, les Marocains essaient de placer leurs pions pour accueillir l’ultime partie de la messe planétaire. De leur côté, les Espagnols croient dur comme fer que le mythique Santiago Bernabeu doit absolument être le théâtre du match pour la couronne. A défaut de quoi, ils se retireraient tout simplement de l’organisation. L’exécution de la menace risque de tout chambouler.
Le duel entre le Maroc et l’Espagne bat son plein. Deux mois après le coup de pression de Fouzi Lekjaâ, Président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), c’est au au tour des Espagnols de contre-attaquer. Ce jeudi, Alberto Nunez Feijoo, candidat du Parti populaire (PP) pressenti pour devenir Premier ministre, hausse le ton.
Pour lui, “la finale du Mondial doit être disputée là où c’est juste, là où c’est opportun, là où c’est indiscutable: en Espagne.” Mais ce n’est pas tout. Feijoo va plus loin. En effet, il brandit la menace. Le politicien plaiderait lui-même pour le retrait de la candidature de l’Espagne à l’organisation du Mondial si le Maroc obtenait la finale. “Oui. La réponse est oui”, répond-t-il à la question sur cette éventualité du journaliste de l’émission télévisée El Chiringuito.
“On n’humilie pas la première puissance internationale du football”
Ceci est une réponse claire à Lekjaâ. Le Marocain affirmait, le 10 septembre dernier que, “la province de Benslimane (dans la région où on construit le stade Hassan II) aura l’honneur d’accueillir la finale de la Coupe du monde 2030.” La sortie médiatique du patron de la FRMF avait contraint la FIFA à le démentir. La structure de la balle ronde planétaire a dû préciser qu’il n’y avait – à ce jour – pas de décision à ce propos.
Du côté des Ibériques, la position est on ne peut plus claire. Et elle est compréhensible car même un écrin flambant neuf de 115 000 places n’est pas un argument. Symboliquement, il ne devrait pas peser face à une enceinte iconique comme le Santiago Bernabeu (84 000 places) avec toute l’histoire qu’elle renferme. On ajoutera à cela le fait que l’Espagne est tenante du titre. D’ailleurs, Feijoo n’a pas manqué de rappeler sur un tweet que : “retrouver la fierté de notre pays passe aussi par le fait de ne se laisser piétiner par personne… On n’humilie pas la première puissance internationale du football”, écrit-il sur X. On ne peut pas dire qu’il a tort pour le coup. La FIFA est Gianni Infantino sont sous pression.
