Un Algérien qui a les pieds brésiliens, c’est Youcef Belaïli. Vendredi dernier contre le Niger, le milieu-offensif a fait une entrée remarquée. Sa présence a donné beaucoup de dynamisme pour l’attaque algérienne qui a marqué par trois fois après son incorporation à la 62e minute. En une demi-heure, le sociétaire du Qatar SC a étalé son bagage technique. Le tout sur une pelouse à la limite du praticable. Cela montre a quel point sa maîtrise est hors-norme.
Sur le côté gauche de l’attaque, Belaïli s’est amusé et a gratifié les quelques présents ainsi que les téléspectateurs de beaux gestes dans une rencontre qui était très moyenne techniquement. Encore une fois, l’Oranais a montré qu’il ne suffit pas de jouer en Premier League pour le déloger de son poste d’ailier gauche. On parle là de Saïd Benrahma dont le rendement était meilleur par rapport à ses dernières apparitions. Le pensionnaire de West Ham a pu jouer l’intégralité de la partie.
Pour revenir à Belaïli, il faut dire que celui qui a été complètement ressuscité par Djamel Belamdi. Le coach de l’EN a déniché un élément important qui a joué un rôle prépondérant dans le sacre à la CAN-2019. Un pari gagnant mais ô combien compliqué. Surtout quand on sait que le joueur à son caractère et ses moments d’insouciance. Et c’est peut-être cette dernière qui fait de lui le talentueux joueur qu’il est.
Belmadi sait le manager
L’ex Usmiste a ses caprices et ses éclairs de génie. Belmadi a pu cerner le personnage et a su le gérer. Et quand il avait refait des siennes avec son club Al-Ahli SC (Arabie saoudite), le coach n’a pas hésité à l’écarter. Provisoirement, le temps qu’il retrouve un nouveau club et ses sensations. A ce sujet, le premier responsable de la barre technique des Fennecs dira que « le seul souci de Belaïli est la constance. Un talent de Youcef ajouté au professionnalisme d’Aïssa Mandi auraient permis au joueur d’évoluer au moins à Tottenham ou à l’Atlético Madrid. Je suis sûr de ce que je dis ».
Par ailleurs, le chef de a barre technique de l’EN estime qu’ « il a tellement de talent. J’aurais voulu qu’il soit plus constant, avoir un bon environnement autour de lui. Il faut qu’il comprenne qu’une carrière n’est qu’une seule fois, puis tout est terminé. Il ne faut pas avoir de regrets à la fin de sa carrière. C’est ça ce qui fait un peu mal ». Il y aura peut-être des regrets lorsque Belaïli raccrochera les crampons. En attendant, on peut toujours s’extasier devant un crack avéré qui a été décisif (2 buts, 9 passes et 3 penalties obtenus) lors de 8 des 10 dernières sorties de l’Algérie. L’apport est on ne peut plus avéré.