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Équipe nationale : Un stage réussi et rempli d’enseignements

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Équipe nationale Bounedjah Feghouli Benlamri Belaili

Au sortir des trois victoires algériennes face à la Mauritanie, au Mali et à la Tunisie, Djamel Belmadi a de sérieuses indications quant à la direction à prendre pour septembre prochain. Une échéance ultra importante pour les Fennecs qui débuteront les éliminatoires de la Coupe du Monde 2022. À l’aube de ces derniers, bilan de tous les secteurs de jeu de l’EN.

En y réfléchissant, on serait en droit de se dire que le report des éliminatoires à la Coupe du Monde 2022 est finalement une aubaine pour nos Fennecs. Après une rapide programmation des adversaires, les hommes de Djamel Belmadi ont disputé les trois rencontres de préparation (les mots sont importants) comme de véritables matchs officiels. À l’arrivée, trois succès, un record de 27 matchs sans défaite, beaucoup de satisfactions, certaines interrogations et quelques déceptions. Interrogé au retour de la victoire de ses poulains à Radès, le sélectionneur national a rappelé que l’objectif de ce stage était « de faire jouer un maximum de joueurs ». Outre Azzedine Doukha, Abderrahmane Medjadel, Mehdi Tahrat et Mehdi Zerkane, c’est donc 25 éléments qui ont pris part aux oppositions de la Mauritanie, du Mali et de la Tunisie.

Mbolhi, verrouillage à triple tour

Les dernières prestations en sélection de Raïs M’bolhi conjuguée à la très bonne forme en club d’Alexandre Oukidja avaient fait naître d’interminables débats entre les observateurs de l’EN. Ce mois de juin pouvait -peut-être- voir le portier du FC Metz réduire l’écart entre lui et le double mondialiste, voire mettre un peu de doute dans la tête de Belmadi. À noter, au passage, et pour la première fois depuis des mois, qu’un autre gardien est venu compléter la liste. En effet, Abderrahmane Medjadel (23 ans), gardien de l’Olympique Médéa, a convaincu le staff technique par ses prestations en championnat. Cette présence ne changeait pas grand chose pour autant. Pour le sélectionneur national, tout était clair lors de la conférence de presse d’avant stage : « À l’heure actuelle, M’Bolhi est au dessus. Medjadel, on va le voir avec Aziz Bourras. […] Je ne suis pas là pour former des gardiens mais pour gagner», explique le sélectionneur national » avait-il martelé.

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Titulaire lors de la première rencontre remportée face à la Mauritanie (4-1), Alexandre Oukidja n’a pas eu grand chose à faire mais a tout de même encaissé un but. La faute à une relance approximative du pied gauche qui trouva directement le Mauritanien, Sidi Yacoub. Ce dernier reprit le ballon sans contrôle et égalisa à la stupeur générale. Une erreur plus qu’évitable pour l’ancien Strasbourgeois qui, on l’a vu, était si dépité qu’il en a vilipendé l’innocent Youcef Atal. L’impression que le meilleur joueur messin 2020 ne semble jamais évoluer avec sérénité, en témoignent ses multiples approximations balle au pied. Aligné face au Mali et à la Tunisie, Mbolhi a su rassurer et (re)sécuriser son poste. Ajoutons que sa relation avec l’arrière-garde n’a pas d’équivalence en sélection. Si Alexandre Oukidja espérait venir titiller l’actuel gardien d’Ettifaq, c’est avec une longueur -supplémentaire- de retard qu’il repart de Sidi Moussa.

Touba et Bedrane convaincants

Convoqué lors du stage du mois de mars dernier, Ahmed Touba n’avait pas été incorporé face à la Zambie (3-3) et le Botswana (5-0). Aucune minute de jeu qui n’avait pas manqué de faire parler dans le plat pays puisque certains journaux émettaient l’hypothèse d’une volte-face du joueur de Waalwijk. Il n’en fut rien. De retour pour les rencontres de juin, l’ancien joueur du FC Bruges à disputer les 3/4 du premier match face à la Mauritanie (4-1). Imposant dans les duels et doté d’une bonne lecture de jeu, le néo-international algérien s’est également montré adroit dans la relance. Une bonne première qui ne laisse présager que du bon pour celui dont plusieurs clubs ont déjà montré l’intérêt.

Touché par le COVID-19 en octobre et blessé en novembre, Abdelkader Bedrane a attendu le mois de mars 2021 pour fêter sa première sélection lors de son entrée face au Botswana. Pour sa seconde cape, le défenseur du Taraji a pris part à l’intégralité de la rencontre aux côtés de Touba, puis de Benlamri. Même constat pour l’ancien Sétifien qui a montré beaucoup d’assurance et marqué des points en vue du mois de septembre. Forfait pour ce rassemblement, Mehdi Tahrat apparaît comme le principal perdant au regard de la bonne impression laissé par les deux « nouveaux ». Pour le sélectionneur national, ces derniers ont « réalisé de bonnes prestations », avant d’ajouter « Ce sont des joueurs qui s’ajoutent à notre effectif ». À noter également le retour en forme de Djamel Benlamri après une baisse de régime -lors des précédentes rencontres- due à une saison quasi-blanche avec l’Olympique Lyonnais. Enfin, statut-quo concernant les latéraux.

Belkebla et Zerrouki grands gagnants

Les deux grosses satisfactions des trois rencontres de ce mois de juin évoluent dans l’entrejeu. En effet, Haris Belkebla eh Ramiz Zerrouki ont amené cette fraîcheur dont l’EN avait fortement besoin depuis quelques mois. Le premier a disputé la totalité de la première confrontation le 3 juin dernier. Tantôt en sentinelle, tantôt en double pivot, Belkebla a su répondre présent aux côtés de deux joueurs à vocation offensive (Boulaya et Feghouli). Son activité et son placement ont été précieux dans la récupération. Si précieux que le pressing du joueur Brestois est à l’origine de deux des quatre buts inscrits par les Verts face aux Mourabitounes. Au fil des rassemblements, l’ancien Valenciennois gravit les échelons et s’installe durablement dans le groupe Algérie. Ramiz Zerrouki, de son côté, semblerait être le tant attendu successeur d’Adlène Guedioura. Avec un profil différent de l’actuel milieu d’Al Gharafa, le joueur de 23 ans a montré une large palette face au Mali et à la Tunisie. Devant la défense pour être à la relance ou un peu plus haut lors des phases offensives, le natif d’Amsterdam fluidifie le jeu des Fennecs par sa lecture de jeu et son intelligence. À la récupération, son placement et son anticipation des transmissions adverses sont également des atouts non négligeables. Des prestations qui n’ont « pas surpris » le sélectionneur national. À noter les deux très belles prestations de Sofiane Feghouli qui se démarque comme étant la pierre angulaire du système Belmadi.

Si il y a des gagnants, il y a forcément aussi des perdants. Djamel Belmadi avait appelé « à ne pas tuer Guedioura tout de suite », mais finalement, le joueur de 35 ans s’est tué tout seul. Aligné en sentinelle face au Mali, il a déserté l’entrejeu en se positionnant au même niveau que les défenseurs centraux, laissant Zerrouki et Boudaoui à l’abandon. Malgré une deuxième mi-temps meilleure que la première au sein d’un double pivot avec le joueur du FC Twente, le champion d’Afrique paraît totalement dépassé lorsque le niveau de jeu adverse s’intensifie. Son carton rouge (88’) récolté cinq minutes après son entrée en jeu (83’) sonne comme le glas de l’ère « Dababa » en sélection. Autre logique perdant de ce rassemblement, Mehdi Abeid. Son transfert à Al Nasr Dubai au sein d’un championnat de troisième zone lui a valu une baisse drastique de temps de jeu en sélection. Avec l’émergence de Belkebla, Zerrouki voire de Boulaya en relayeur, l’ancien Nantais a clairement du soucis à se faire. Enfin, et bien qu’il n’ait pas donné satisfaction face au Mali, Hicham Boudaoui (21 ans) représente l’avenir de l’entrejeu.

Benrahma perd du terrain

Devant, la donne est simple. Les trois titulaires habituels ont, une nouvelle fois, prouvé qu’ils étaient intouchables. Double buteur face à la Mauritanie puis face à la Tunisie, Baghdad Bounedjah est resté fidèle à lui-même. À gauche, Youcef Belaïli clôture ce stage avec trois passes décisives dont deux face aux Aigles de Cartage, rien de nouveau sous le soleil. Riyad Mahrez, de son côté, confirme sa bonne forme au niveau des statistiques. Cinq buts et deux passes décisives sur ses cinq dernières rencontres disputées avec les Verts. Malgré des difficultés dans le jeu, le capitaine de l’EN reste plus que jamais indispensable dans les zones de vérité. Titularisé face à la Mauritanie et entré en cours de jeu lors des deux rencontres suivantes, Islam Slimani n’a pas marqué mais son profil sert grandement. Passeur face aux Mourabitounes, il a également changé la physionomie de la rencontre face au Mali.

Alors qu’il avait bien terminé sa saison avec West Ham (1 but et 1 passe sur les trois derniers matchs), Saïd Benrahma a vu son temps de jeu baisser en équipe nationale. 27 petites minutes de jeu sur les trois rencontres disputées, c’est clairement moins que lors des précédentes rencontres. L’ancien de Brentford a vu Adam Ounas lui griller la politesse en entrant lors des trois explications, inscrivant même un but face aux hommes de Corentin Martins. Annoncé comme la doublure de Belaïli, Benrahma pourrait voir le polyvalent gaucher bousculer la hiérarchie installée depuis la fin 2020. Enfin, Rachid Ghezzal et Zinédine Ferhat ont eu l’occasion de s’illustrer sans pour autant gravir ou perdre un échelon.

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