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Exclusion de la FAE de l’AG du COA : Bernaoui désarmé

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En prétendant à la présidence du Comité Olympique algérien (COA), Salim Raouf Bernaoui a perdu gros. En plus de voir sa candidature récusée, le président (dans la forme) de la Fédération algérienne d’escrime (FAE) a vu le Bureau exécutif du COA exclure son instance de son Assemblée générale. Ce n’est clairement pas un duel à fleurets mouchetés.

Samedi soit, dans le communiqué publié par le Comité olympique algérien, on pouvait lire les motifs du rejet de la postulation de Salim Raouf Bernaoui. En gros, il s’agit de son passé de premier responsable au Ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) mais aussi le fait que sa présidence de la Fédération algérienne d’escrime(FAE) présente des irrégularités.

On évoque un vice de forme dans le retour de l’ancien tireur à la tête de ladite structure fédérale. Selon le texte publié par le COA, « le document qu’il a présenté, sous forme de procès verbal de l’assemblée générale ordinaire de la Fédération algérienne d’escrime (FAE), non visé et non validé par les services habilités du MJS, mentionne son retour à la présidence de l’instance.» On pouvait aussi lire que « La notion de retour n’est pas prévue par la réglementation et contrevient aux dispositions légales et réglementaires qui régissent le fonctionnement des structures d’organisation et d’animation sportive.»

Retour tracassant

Ce « comeback » aux commandes de la FAE a même causé la perte du « membership » de cette dernière au sein de l’Assemblée générale (AG) du COA. « La FAE ne peut se prévaloir de sa qualité de membre de droit de l’assemblée générale de l’instance olympique et ne peut être représentée aux prochains assemblées générales du COA », précisé le communiqué de la structure que gère Mohamed Meridja par intérim depuis la démission de Mustapha Berraf le 12 mai écoulé.

Pourtant, dans l’entretien qu’il a accordé à La Gazette du Fennec hier samedi, Bernaoui avait expliqué que « j’ai été nommé ministre pour une mission provisoire de trois mois dans un contexte assez particulier. Nous avons donc nommé un intérimaire à la tête de la fédération de l’escrime qui est M. Hocine Ameziane. Même le contrat programme avec le Ministère, c’est lui qui le signait. Notre mission a été prolongée et l’assemblée générale a décidé de son côté de prolonger également l’intérimaire de M. Ameziane. D’autant que les statuts de notre fédération le permettent. A condition que l’intérim ne dépasse pas une année. »

Règlement : lecture et contre-lecture

Le prédécesseur de Sid-Ali Khaldi au sommet du MJS ajoutera « pour nous, c’était statutaire et ça rentre dans le cadre de ce qu’on appelle les missions spéciales. Je ne suis pas parti en voyage à l’étranger pour du tourisme ou m’amuser. J’ai accepté une mission au sein du gouvernement. Mon retour à la fédération s’est fait dans le respect des lois. Aucune opposition, ni objection n’a été émise par l’assemblée générale.»

Ce qui semble répondre aux statuts aux yeux de Bernaoui, est anti-statutaire pour les membres du Bureau Exécutif du COA qui ont noté que « sauf motif dûment justifié et en cas de démission ou de vacance du poste de président de la fédération sportive nationale, le bureau fédéral doit se réunir en session extraordinaire dans les 15 jours qui suivent pour constater la vacance et désigner un président intérimaire parmi les vice-présidents par ordre de présence, chargé de gérer transitoirement les affaires de la fédération ».

Meridja promettait la sérénité…

Par ailleurs, il est précisé que « le président intérimaire devait convoquer dans un délai maximum de 60 jours, une assemblée générale extraordinaire à l’effet d’élire un nouveau président de la fédération pour la durée restante du mandat dans les conditions fixées par les règlements en vigueur et ce après saisine du ministre chargé des sports.»

En d’autres termes, Bernaoui n’est pas légitime aux yeux des actuels décideurs du COA avec lequels, il faut le rappeler, il n’est pas en odeur de sainteté depuis son exclusion de ce même bureau avec 4 autres membres. Cet épisode devrait rendre l’atmosphère plus pesante. On est loin du climat serein promis par Meridja pour l’AGEx élective. Manifestement, la succession de Berraf n’a pas trop de chances de se dérouler sans polémique.

>> Lire l’entretien exclusif LGDF :

Raouf Bernaoui : « Le comité exécutif du COA a commis une grave manipulation ! »

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