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Islam Slimani : « Ma carrière ce n’est que de la patience et des efforts »

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slimani bleu OL lyon

Dans un long entretien accordé à L’Equipe ce dimanche, avant le choc face à Lille, Islam Slimani (32 ans) s’est exprimé sur de nombreux sujets et notamment l’Equipe nationale qui lui tient tellement à coeur. Le meilleur buteur des Verts en activité s’est confié et n’a pas été avare en déclarations !

« Je suis parti (d’Afrique) à plus de 25 ans. En plus, je n’avais aucune formation. Quand j’avais 16-17 ans, je m’entrainais deux fois par semaine sur un demi ou quart de terrain avec trois ou quatre équipes. J’ai commencé avec les A de Chéraga, en D3-D4, à 17 ans. Et je suis arrivé à Belouizdad à 21 ans en D1 et c’est loin d’être l’équivalent de la L1 ici (sourire). J’étais le mal-aimé là-bas, je devais faire plus que les autres pour convaincre les gens. En Algérie, ils aiment les dribbleurs. Je marquais mais j’étais critiqué sans cesse par la plupart de la presse et par les supporters » a expliqué Islam Slimani qui a appris dès le début de sa carrière à jouer « tout le temps sous pression » ce qui lui a forgé cette « mentalité de guerrier ».

« Mourinho m’avait appelé. C’est une forme de récompense »

Après avoir souffert de cette « méchanceté gratuite » et éternellement reconnaissant envers Vahid Halilhodzic qui a cru en lui, l’attaquant algérien a expliqué sa progression. « Au début, j’étais le buteur type… J’ai changé un peu ma façon de jouer en Turquie (2018-2019, à Fenerbahçe), où j’étais obligé de décrocher pour avoir des ballons. Et puis avec Wissam (Ben Yedder) à Monaco (2019-2020), ça marchait bien comme ça aussi, même si (Robert) Moreno (l’entraîneur, arrivé en décembre 2019) a choisi de ne jouer qu’avec un attaquant l’an passé, donc de me mettre sur le bancMourinho m’avait alors appelé à cette période pour Tottenham. C’est une forme de récompense. Tu te dis que certains voient tes efforts… »

« L’EN ? c’est le rêve de tout Algérien »

« L’équipe nationale ? c’est le rêve de tout Algérien. Chez nous, le foot c’est un truc de fou. Quand on a été champions d’Afrique, en 2019, ou qu’on est revenus du Brésil, en 2014 (8es de finale du Mondial), c’était incroyable. Quand tu vois le peuple comme ça, des vieilles personnes, des mamans qui courent devant le car juste pour te dire merci. Mais merci de quoi ? Moi, j’avais envie de leur dire merci d’être là. Nous, on n’a rien fait. En plus, en 2014 c’était en plein ramadan, il faisait 40°C. J’ai vu des gens courir de l’aéroport au centre, plus de dix kilomètres ! Tu ne peux pas acheter ça avec tout l’argent du monde. Tu ne peux pas ! À chaque fois que je porte le maillot algérien, c’est comme si c’était la première fois, avec la même émotion », a-t-il conclu.

« Plus tu me critiques, plus je suis fort »

Se servant des critiques comme source de motivation, l’ancien baroudeur du CRB a parcouru bien du chemin pour en arriver là. « Plus tu me critiques, plus je suis fort (…). C’est au fond de moi. Je me sens prêt au combat. Je me sens encore jeune. Jorge Jésus, l’entraineur au Sporting Portugal m’avait dit : « Tu as commencé le foot à 26 ans ». Et mon histoire m’a fait grandir. (…) franchement, tout ce qui m’est arrivé en partant de si loin, c’est vraiment beau ». Un véritable conte de fée que l’Algérien Champion d’Afrique 2019 espère se prolonger jusqu’au Mondial 2022 au Qatar pour écrire encore davantage sa légende.

 

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