C’est une page qui se tourne pour l’Algérie. Réunie aujourd’hui à Tarente, en Italie, à la veille de l’ouverture de la 20e édition des Jeux méditerranéens, l’assemblée élective du Comité international des Jeux méditerranéens (CIJM) a procédé au renouvellement de son comité exécutif.
Candidat à l’un des sept sièges à pourvoir, Abderrahmane Hammad, président du Comité olympique algérien, et ancien ministre des Sports, n’a pas réussi à convaincre. Avec seulement 26 voix, il termine en dernière position parmi les candidats en lice , loin derrière l’Égyptien Yasser Idriss, arrivé en tête avec 70 suffrages.
Les sept élus sont Yasser Idriss (Égypte, 70 voix), Maja Piekovic (Monténégro, 63), Pedro Veropa (Portugal, 63), Caetano Cornet (Espagne, 59), Abdelatif Edmahama (Maroc, 56), Blaz Jerko (Slovénie, 56) et Aida Oluch (Turquie, 54).
Au-delà du revers personnel de Hammad, le scrutin marque surtout un coup d’arrêt à la présence algérienne dans les instances dirigeantes du mouvement méditerranéen. Pour la première fois depuis cinq mandats, l’Algérie ne siègera plus au comité exécutif du CIJM.
Une absence qui tranche avec la longue influence algérienne au sein de l’organisation. Sous l’impulsion d’Ammar Addadi, l’Algérie avait occupé la présidence du comité international durant cinq mandats consécutifs, avant de conserver un siège exécutif avec Hammad, élu membre de l’instance en 2022.
Cette fois, le verdict des urnes est sans appel. Avec 26 voix, Hammad échoue et l’Algérie quitte, au moins provisoirement, le premier cercle décisionnel des Jeux méditerranéens. Un échec cuisant qui met fin à une présence institutionnelle qui aura marqué l’histoire récente du CIJM.
