Pour commencer, dans un sport collectif, surtout lorsqu’un match se termine sur une note aussi lourde, la responsabilité ne peut jamais être individuelle. Elle est forcément partagée.
Pour son entrée en lice en Coupe du monde 2026, l’équipe d’Algérie a payé cash sa passivité et son absence de réaction face aux champions du monde en titre. Au-delà du résultat, désormais inscrit dans les mémoires, les Verts ont surtout signé une reprise mondiale sans éclat, marquée par un manque d’intensité et d’envie dans tous les compartiments du jeu.
Parmi les éléments les plus en difficulté, difficile de ne pas commencer par le capitaine du jour, Aïssa Mandi. Le joueur le plus capé de l’histoire des Verts est apparu méconnaissable en défense. En difficulté dans une ligne à quatre, pourtant familière à ce niveau, il a souffert dans les duels et dans la relance. Mais outre ce déficit dans l’aspect défensif, c’est dans le leadership que le capitaine algérien face à l’Argentine a déçu, dans un moment où l’équipe avait justement besoin de se réorganiser après l’ouverture du score adverse.
Un cran plus haut, Hicham Boudaoui a lui aussi traversé une soirée très compliquée. Le milieu de terrain a multiplié les pertes de balle et a peiné à peser dans l’entrejeu, avec un impact trop limité pour exister face à une équipe qui semblait pourtant évoluer dans la retenue.
En attaque, Amine Gouiri a également déçu. L’attaquant est resté en retrait tout au long de la rencontre, sans jamais parvenir à s’imposer dans les duels ni à trouver le bon tempo offensif. Peu visible dans le pressing et trop effacé dans les efforts collectifs, il n’a pas réussi à mettre en difficulté la défense de l’Albeceleste pourtant prenable. Une prestation globalement insuffisante, loin des attentes placées en lui pour ce type de rendez-vous.
À ses côtés, Anis Hadj Moussa a lui aussi souffert, donnant le sentiment de rester sur l’euphorie de son but en amical face aux Pays-Bas. Une performance qu’il n’a pas réussi à transposer dans un contexte beaucoup plus exigeant.
"A3la3 trafou ?" 😡
Le coup de gueule d'un supporter algérien aux États-Unis ! pic.twitter.com/RhMrlYk8yf— La Gazette du Fennec (@LGDFennec) June 17, 2026
Match Argentine – Algérie (3-0) : Maza et Chaïbi, quelques lueurs d’espoir
Face à une Argentine encore loin de son rythme optimal, certains Fennecs ont malgré tout tenté de surnager dans une soirée globalement difficile. Dans ce contexte, Ibrahim Maza s’est distingué comme l’un des rares éléments à apporter un minimum de créativité. Technique, propre par moments dans ses transmissions et intéressant dans l’avant dernier geste, Maza a marqué des points dans la hiérarchie pour les prochaines échéances.
À ses côtés, Fares Chaïbi a montré davantage d’envie, même si cela n’a pas suffi à renverser la tendance. L’ailier gauche du jour a été l’un de ceux qui ont le plus tenté de mettre en difficulté le gardien argentin, même si les Verts n’ont cadré aucun tir dans la rencontre. Plus impliqué que la moyenne de ses coéquipiers, il n’a cependant pas totalement échappé à la frustration collective.
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— Équipe d'Algérie de football (@LesVerts) June 17, 2026
Dans une zone plus neutre, Rayan Aït-Nouri a livré une prestation sans relief. Ni véritablement en difficulté, ni réellement influent, le latéral de Manchester City aurait toutefois pu apporter davantage d’impact et de personnalité dans un match où l’équipe d’Algérie a joué avec la peur au ventre et semblait accepter une “belle” défaite face à Lionel.
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— La Gazette du Fennec (@LGDFennec) June 17, 2026
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