Contre toute attente, l’Allemagne a perdu face à l’Equateur (2-1) jeudi lors de la troisième et dernière journée de la phase de poules. Ce résultat permet aux Equatoriens de valider quasiment leur présence en 1/16 de finale parmi les huit meilleurs 3es. Aussi, il met l’Algérie dans une posture moins confortable avant d’affronter l’Autriche. Désormais, El-Khadra a la quasi-obligation de l’emporter pour éviter les calculs. Sur le rendement, la Mannschaft, pourtant favorite des bookmakers, n’a confirmé la supériorité que lui conféraient les pronostics. En effet, une légèreté et un manque d’impact sont à relever. Sur le deuxième but, qui scellait la victoire des Sud-américains, Manuel Neuer a eu un comportement inhabituel sur sa tentative de prise de balle. Le keeper allemand a tout de même voulu se dédouaner.
Comme en 1982 avec l’Autriche, l’Allemagne, sous le nom de République Fédérale d’Allemagne (FRF) à l’époque, se retrouve mêlée à un match dans lequel un comportement étrange est relevé. Cette fois, c’est Manuel Neuer qui est dans le collimateur.
L’inattendue fin de série de onze victoires
Le dernier rempart du Bayern Munich n’a pas fait le nécessaire sur la réalisation de Gonazalo Plata. C’était aussi le cas du défenseur Jonathan Tah qui avait Plata derrière lui et l’a laissé jaillir. Sur la séquence “litigieuse”, qui met fin (il faut le noter) à onze succès de rang pour la sélection européenne, Neuer tente de se justifier en expliquant que « c’est une prolongation de tête tout à fait normale et j’essaie d’attraper le ballon. Une situation tout à fait normale. Tout gardien qui a déjà joué sait que je dois me positionner ainsi face au ballon et essayer de l’attraper de cette manière. C’est comme quand un joueur va vers le ballon et que l’un arrive juste avant l’autre avec le bout du pied. Je regarde la prolongation et ce qui se passe devant. »
Toujours selon celui, « le ballon peut être dévié n’importe où, donc je m’oriente en fonction, je fixe le ballon et j’essaie de l’attraper. Je ne peux pas le voir de dos ; je dois regarder devant, où il est et ce qu’il devient. C’est pourquoi j’ai voulu l’attraper. C’eût été la solution la plus sûre ; si j’avais tenté de capter le ballon à hauteur de poitrine dans les six mètres, j’aurais risqué un csc. » Tout cela ne changera rien au fait que le résultat chamboule toutes les prédictions. Cela a des conséquences sur d’autres rencontres dont celle qui opposera les protégés de Vladimir Petkovic à l’Autriche dans deux jours.


