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Zetchi au « no man’s land » !

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zetchi tribune sombre

Kheireddine Zetchi a abdiqué. Le président de la Fédération algérienne de football (FAF) a décidé de ne pas se porter candidat aux prochaines élections de la FAF à l’issue de son premier mandat qui a expiré ce dimanche 21 mars. Les autorités du pays n’ont pas béni son envie de briguer un second mandat. Durant son quadriennat (2017-2021), il a constamment été mis aux défis voyant se dresser de trop nombreux obstacles qu’il n’a pas pu relever et franchir. La maladresse et l’incompétence de son Bureau Fédéral ont aussi fait qu’il concède des « buts contre son camp ». Le pire dans tout ça, c’est qu’il n’a pas pu compter sur un soutien solennel, qu’il a sans doute espéré, du sélectionneur Djamel Belmadi.

Les bourdes, il en a commises. Assez pour donner le bâton à ses détracteurs afin de le battre. De l’enterrer définitivement dans une guerre de tranchées que Zetchi n’a pas su mener en compilant les erreurs stratégiques. Les maladresses de ses collaborateurs ne l’ont pas franchement aidé. Et à chaque fois qu’il essuyait un affront, il s’enlisait un peu plus voyant sa cote de sympathie, déjà peu élevée, baisser de manière drastique.

La CAN, totem sans vertu protectrice 

Dans un autre pays, voir le patron d’une fédération dont la sélection est championne de son continent être poussé vers la sortie aurait provoqué de l’indignation. Toutefois, même ce totem d’immunité n’a pas permis à Kheireddine Zetchi de survivre au conseil de Koh-Lanta avant même le dépouillement de l’urne. Quelque part, cela va à l’encontre des règles du jeu. Toutefois, la présidence de la FAF cache bien d’autres enjeux dépassant le cadre purement sportif.

Le successeur de Mohamed Raouraoua était persona non grata aux yeux de la sphère politique. Même quand l’EN a été fraichement sacrée à la CAN-2019. Rappelez-vous, il a été privé de la cérémonie en l’honneur de la sélection organisée par Abdelkader Bensalah, Chef de l’État par intérim à l’époque. Aussi, il n’avait pas reçu l’Ordre du Mérite auquel ont eu le droit l’ensemble des acteurs de cette épopée égyptienne.

Khaldi souffle sur le flambeau puis l’éteint !

En outre, pour commémorer l’anniversaire de la consécration une année après, Sid-Ali Khaldi, ministre de la Jeunesse et des Sports (MJS), l’avait tout simplement zappé de l’hommage. C’était la deuxième couche de l’humiliation. Celle qui annoncera une potence imminente.

S’il a pu aller au bout des 4 années de gouvernance, Zetchi a été contraint de jeter l’éponge car le MJS ne l’a pas laissé manœuvrer en lui liant les pieds et les mains. Comme moyen de neutralisation, on l’a empêché de mettre en conformité les statuts de la FAF avec ceux de la FIFA comme recommandé par la structure internationale. Cette récurrence d’humiliations des officiels ne pouvait que le fragiliser encore plus sur un trône éjectable.

C’est fort logiquement que les ennemis ont pris un malin plaisir à le malmener à chaque incartade sur le plan national, continental ou international. Submergé de partout, il n’a pas pu compter sur son équipage. Le fauteuil de Dely Brahim a pris des allures d’un radeau de la méduse.

Belmadi, silence de solidarité ou désolidarisation ?

En détresse, Zetchi aurait, peut-être, pu compter sur le réconfort de Belmadi en marge d’une conférence de presse prévue ce dimanche et finalement annulée. Le face à face avec les médias ne se tiendra pas. Le coach des Fennecs ne parlera pas. Est-ce que parce que le boss de la FAF lui a demandé de ne rien dire ? Est-ce par ce que le driver des Verts n’a pas jugé utile de se mêler d’un conflit qui le dépasse ? Le flou est total.

Réputé pour son franc-parler, le driver d’El-Khadra risquait de dire des choses qui fâchent. Des propos au vitriol qui n’auraient que rendu l’ambiance plus infernale. En tout cas, les pro-Zetchi martèleront que le sort des deux hommes est lié. Néanmoins, à sa venue, Belmadi avait eu ces mots : « même si j’étais le plan ‘’Z’’, je serais venu. C’est mon pays, il n’y a pas de calculs. J’ai signé pour 4 ans et c’est tout ce qui m’intéresse. C’est un devoir d’entraîner l’Algérie ». Le nom de Zetchi n’a pas été mentionné parmi les raisons l’ayant motivé pour accepter le poste. Une déclaration qui devrait mettre fin aux spéculations… ou pas.

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