Slimani : “J’ai besoin encore de temps pour m’adapter à la vitesse de jeu !”

Débarqué en Premier League l’été dernier après un brillant parcours au Portugal, Islam Slimani (28 ans) a connu une première moitié saison assez honorable avec Leicester City (4 buts en 12 matchs de PL). Dans un entretien accordé au Telegraph, l’attaquant des Verts est revenu sur ses débuts en Angleterre expliquant qu’il avait encore besoin de temps pour exprimer pleinement ses qualités de buteur au sein d’une équipe en difficulté et trop attendue après son titre de Champion d’Angleterre obtenu la saison dernière.

Auteur de 27 buts en 33 rencontres de championnat au Portugal la saison dernière, Islam Slimani n’est logiquement pas sur les mêmes bases en terme de statistiques au sein du rugueux championnat anglais. Avec 4 buts inscrits en 12 matchs de Premier League et 1 but en 3 matchs de Ligue des Champions, l’attaquant algérien de 28 ans présente un bilan tout de même honorable à mi-parcours au regard des obstacles qui se sont présentés : adaptation à un nouvel environnement, un nouveau système de jeu avec deux attaquants et au sein d’une équipe très ou trop attendue.

« J’ai besoin encore de temps pour m’adapter notamment à la vitesse de jeu. Les défenseurs sont également durs et forts ici. Virgil van Dijk de Southampton est le plus dur que j’ai rencontré jusque-là. C’est dur aussi à l’entraînement face à mes camarades Wes Morgan et Robert Huth, a expliqué l’attaquant algérien qui a découvert un environnement plus physique qu’au Portugal mais aussi très différent sur le plan tactique. “J’étais habitué à jouer seul en pointe tout au long de ma carrière, mais ici, on joue à deux devant. Il faut aussi contribuer au travail défensif. Je dois m’y habituer », a indiqué Slimani qui doit composer avec l’attaquant vedette Jamie Vardy.

Interrogé sur le parcours décevant de son équipe en Premier League l’attaquant algérien s’est justifié sur l’attente énorme des supporters et l’hostilité des adversaires. «La saison passée, les équipes jouaient contre Leicester, cette saison contre le champion d’Angleterre. C’est plus difficile. Notre force, c’est le groupe. Tout le monde se bat l’un pour l’autre. C’est avec cet état d’esprit que notre équipe a gagné le titre“, a justifié l’attaquant algérien, qui a tout de même gagné le respect des supporters des Foxes et qui affirme se sentir très à l’aise dans son nouvel environnement anglais. « J’aime l’atmosphère et l’ambiance ici. Les supporters sont derrière les équipes et leurs joueurs. Je donne tout pour eux. C’est un championnat qui convient à mon style de jeu. Au Sporting Lisbonne, j’étais le tueur de Dragon et le Roi King. À Leicester, je veux bien qu’on m’appelle Super Fox », a t-il conclu.

joie cri slimani

Se confiant plus longuement sur son parcours, l’ex-attaquant du CR Belouizdad (43 buts en 122 matchs) a ouvert son cœur au média anglais en revenant sur son début de carrière difficile en Algérie. « On n’avait pas les choses faciles. Nous n’étions pas riches. Nous vivions tous dans la même maison, mes parents, mes trois sœurs et mes trois frères. Les temps étaient durs et il faut réussir dans sa vie pour aider sa famille de la meilleure façon possible. Cette éducation explique ma force de caractère », a précisé l’enfant de Ain Benian qui a expliqué que c’est durant son passage au Portugal ces 3 dernières années qu’il a réellement progressé. “J’ai grandi et je me suis développé en tant que joueur au Sporting. En Algérie il y a du football, bien sûre, mais pas de formation ou progression qui te permettent de t’améliorer. J’ai eu tout ça avec le Sporting. Cela a été vital pour ma carrière.

Un modèle à suivre pour les footballeurs algériens !

Enfin, Islam Slimani a dressé un constat sur la situation du football algérien dont il est aujourd’hui le plus authentique ambassadeur. « Il y a des joueurs fantastiques chez nous. C’est un pays plein de talents. Quand j’ai commencé ma carrière, les académies et les écoles de formation n’existaient pas. Il fallait partir à l’étranger pour progresser. Les terrains sont en gazon synthétique et j’en porte encore les séquelles. Les installations étaient médiocres, les clubs ne sont pas bien structurés et organisés. Maintenant, ils commencent à penser et à se concentrer sur la formation des jeunes. Riyad et moi-même avons montré la voie à suivre aux autres Algériens. Nous avons pris des chemins différents, mais nous avons montré qu’on peut réussir avec la volonté, la confiance en soi et la détermination», a conclu l’attaquant numéro 1 de la sélection algérienne véritable porte drapeau du football algérien en Europe.

 Yassine Benarbia, La Gazette du Fennec

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