Lors de Pays-Bas – Algérie (0-1) mercredi au stade De Kuip de Rotterdam, Amine Gouiri, titularisé en pointe de l’attaque, n’a pas pu se montrer à son avantage. L’évidence est là : faire jouer le pensionnaire de l’Olympique de Marseille comme avant-centre, ça ne le fait clairement pas. Analyse.
On ne peut pas dire qu’il ne s’est pas démené. D’ailleurs, nature de Gouiri, qui aime toucher constamment la balle a pris le dessus par moments. On l’a vu décrocher pour essayer de jouer et rester dans le match. Le fait que Vladimir Petkovic ait opté pour un bloc bas a fait que le Marseillais n’a pas eu beaucoup de ballons à se mettre sous le pied. Et quand on a une armoire comme Van Dijk sur soi, on ne peut pas dire que cela offre un avantage dans les duels directs.
Plus un deuxième attaquant
Gouiri a tenté d’apporter un plus. A la 27e minute, il était même descendu jusqu’à la ligne médiane sur le côté gauche pour récupérer un ballon. Il a levé la tête et vu Mahrez prendre la profondeur. Son ouverture était parfaite car elle a déclenché un contre qu’Amoura a malheureusement gâché malgré un beau service du capitaine. Pour l’ancien sociétaire du Stade Rennais FC, c’était tout.
Globalement, c’est insuffisant pour marquer des points et les esprits. Il sortira à la 63e minute cédant sa place à Nadhir Benbouali. Du poste pour poste mais deux différents profils qui auraient pu faire une association intéressante avec Gouiri en soutien de Benbouali. Il est clair que le joueur formé par l’Olympique Lyonnais est plus utile dans un registre à la Karim Benzema quand il avait Cristiano Ronaldo comme binôme en attaque du Real Madrid ou Roberto Fermino du côté de Liverpool. C’est l’évidence : Gouiri n’est nullement un avant-centre franc. Pour la Coupe du Monde 2026, il faudra considérer cela au risque de l’inhiber par un emploi qui n’arrange ni les Verts ni le joueur.
