Si l’avenir de Vladimir Petkovic semble désormais s’orienter vers un maintien à la tête des Verts, malgré les nombreuses spéculations de ces dernières semaines, c’est bien son staff technique qui devrait connaître une profonde recomposition.
Selon nos informations, la Fédération algérienne de football (FAF) a acté le départ de deux des adjoints du technicien bosnien. Davide Morandi, bras droit de Petkovic depuis sa nomination en mars 2024, ne poursuivra pas l’aventure. En cause, des prises de parole publiques jugées contraires à son obligation de réserve, mais également un apport technique considéré comme insuffisant par l’instance fédérale.
Même issue pour Nabil Neghiz. Arrivé en même temps que Petkovic, l’ancien adjoint de Christian Gourcuff, dont le contrat arrive à échéance, ne sera pas reconduit. En revanche, la FAF a choisi de conserver les deux autres membres du staff : le préparateur physique Paolo Rongoni et l’entraîneur des gardiens Guido Nanni.
Dans le même temps, la Fédération souhaite renforcer l’encadrement technique avec des compétences locales. L’ancien international Anthar Yahia, un temps évoqué comme possible successeur de Petkovic, tient la corde pour devenir premier entraîneur adjoint en remplacement de Morandi. Pour le second poste d’adjoint, deux anciens internationaux sont en balance : Karim Matmour et Rafik Saïfi. Ce dernier disposerait toutefois d’une longueur d’avance. Déjà sous contrat avec la FAF, cette dernière envisage de lui confier une double mission. A savoir adjoint de la sélection A et sélectionneur des Espoirs (U23).
La Fédération prévoit de notifier ces décisions à Vladimir Petkovic dans les prochains jours. Actuellement en congé, le sélectionneur bosnien devra se prononcer sur cette réorganisation, notamment sur le départ annoncé de son plus proche collaborateur, Davide Morandi. Un éventuel désaccord pourrait tendre les relations entre les deux parties. Selon plusieurs sources, un refus de valider cette nouvelle organisation pourrait conduire la FAF à engager une procédure disciplinaire, prélude à une éventuelle rupture du contrat du sélectionneur. Notons qu’à Bordeaux, lors de son licenciement, Petkovic n’avait pas hésité à lâché ses adjoints lors de son procès, révélant déjà son visage d’homme peu scrupuleux.
Sauf retournement de situation, Vladimir Petkovic devrait donc poursuivre sa mission à la tête des Fennecs, mais avec un staff largement remodelé et une présence algérienne nettement renforcée.


