Auteur d’un début d’exercice 2025-2026 de très haut niveau avec Paris FC, Ilan Kebbal avait réussi à effectuer son grand retour au sein de la sélection algérienne, plusieurs années après sa toute première convocation datant d’octobre 2021. Toutefois, il n’est pas parvenu à s’imposer durablement sous le maillot des Verts, devant se contenter de quelques entrées en jeu en fin de rencontre avant d’être progressivement écarté du groupe durant la phase préparatoire menant à la Coupe du Monde 2026, manquant ainsi le rendez-vous planétaire.
La seconde moitié de saison n’a pas connu la même dynamique positive. Gêné par des pépins physiques et un léger coup de mou athlétique, Kebbal a perdu son statut d’intouchable au Paris FC et par extension en équipe nationale. L’attaquant a notamment fait les frais de l’éclosion de Farès Ghedjemis, auteur d’une saison référence et préféré par l’ancien sélectionneur Vladimir Petkovic, alors que son secteur de jeu enregistrait déjà une vive concurrence avec l’ex-capitaine Riyad Mahrez et sa doublure Anis Hadj Moussa.
Relancer la machine et garder la tête haute
Désormais engagé dans une nouvelle campagne, Kebbal entend bien retrouver ses couleurs et son niveau étincelant. Ce dimanche sous la tunique du Paris FC, il s’est une nouvelle fois illustré en délivrant sa première passe décisive de la saison. Présent en zone mixte à l’issue de la partie, le joueur âgé de 28 ans est revenu sur son absence tout en balayant d’emblée la moindre comparaison avec le Ballon d’or africain 2016 : « Non. Il ne faut pas dire ça. Mahrez, il faut le laisser tranquille. Je pense qu’on ne se rend pas encore bien compte du joueur qu’il était, ce qu’il est toujours. C’est une légende. Je ne suis qu’un petit joueur qui était en Ligue 2 il y a deux ans avec tout le respect. »
Kebbal a ensuite abordé sans détours sa non-convocation pour la Coupe du Monde 2026 : « J’ai été déçu de ne pas être appelé à la Coupe du Monde. Je trouve que ça a été un peu injuste, mais c’est le football, donc il faut avoir ce relevé. On est là, on bosse, on ne lâche pas l’affaire et on espère que ça va changer un petit peu. On verra bien, mais je ne me prends pas la tête. Je joue au football et advienne ce qu’il pourra. »
