Au terme des deux premières journées dans la poule “J” en Coupe du Monde 2026, l’Autriche et l’Algérie, toutes les deux battues par l’Argentine (6 points) de Lionel Messi, ont pris 3 points chacune après avoir disposé de la Jordanie (0 point). Mathématiquement, cela veut dire qu’un nul lors de la troisième sortie, qui les verra s’affronter dimanche prochain (03h00), arrangera les deux parties. Par conséquent, la presse internationale anticipe déjà un éventuel arrangement de la partie avec le match de la honte qui avait plombé les Dz en 1982 dans les mémoires.
Pour l’instant, c’est les Autrichiens qui sont deuxièmes à la faveur d’un meilleur goal-average (+0 contre -2). Ainsi, cette place mettrait l’Espagne, très probable leader du groupe “H”, ou (un degré moindre) l’Uruguay, sur le chemin des Autrichiens. Ces derniers ne bougeront pas de leur place en cas de succès. En effet, les Argentins ont la certitude de rester à la première marche, ou de partage de points contre les Verts.
Le match Danemark – Suède à l’EURO 2004 comme cas (presque) semblable
De leur côté, les protégés de Vladimir Petkovic se contenteraient bien d’un petit point pour assurer la qualification. Ce scénario leur évitera de se taper la Roja en héritant du Canada ou la Suisse, nettement moins redoutables, que les Ibériques sur papier. De ce fait, on retombe alors dans un cas de figures qui pourrait ressembler à celui du Mondial 1982 au Mexique quand les Autrichiens et les Allemands avaient combiné pour éliminer les Verts de l’aventure malgré deux succès. Sauf que, pour le coup, c’était prémédité et délibéré. La précision est de rigueur.
Avec les actuelles données comptables, les calculs seront forcément là dans les têtes. Un paramètre qui peut conditionner le jeu. Sera-t-il passif inconsciemment ? Il se pourrait. Et on a déjà assisté à des cas pareils. Notamment le match Danemark – Suède à l’EURO 2004 quand le nul de 2 buts et plus convenait aux deux équipes. C’était le score exact à l’issue du temps réglementaire. Le résultat (exact) avait éliminé l’Italie. Est-ce que l’opportunisme caractérisera la prochaine sortie des Verts ? Seule l’intensité du match nous donnera la réponse. Une chose est sure : les yeux seront rivés sur la partie et, ne serait-ce que sur le plan moral, El-Khadra devrait jouer le jeu pour ne pas faire boire aux autres de la même tasse d’amertume servie par le match de la honte de 1982. Après, gérer une partie et la combiner, ce n’est pas vraiment semblable.

