Aligné d’entrée par Vladimir Petkovic pour le match Algérie – Autriche, Houssem Aouar (28 ans dans deux jours) a livré une première mi-temps très moyenne pour ne pas dire mauvaise. Alors qu’on pensait qu’il n’allait pas revenir sur la pelouse après la pause, le milieu de terrain était finalement là. Le sélectionneur a décidé de le laisser poursuivre la partie. Une décision payante car l’ancien pensionnaire d’Al-Ittihad FC aura aidé les Verts à assurer la qualification au bout du suspense.
Des déchets, il en a eus. Les imprécisions aussi. “Comme à son habitude” on est tenté de dire. Aouar a – une nouvelle fois – paru lent dans sa conduite de balle. Ce qui n’a pas franchement aidé l’équipe nationale dans les transitions. Comme presque à chaque fois, la copie paraissait passable avec l’impression que l’ex-Bleu était le plus bleu des Verts. Jusqu’à ces deux éclairs dans la brume.
Trois passes D en 23 sélections, c’est mention “insuffisant”
En effet, on ne sait comment, l’ancien joueur de l’Olympique Lyonnais a trouvé le peps pour déposer Stefan Posch sur une accélération et pénétrer dans la surface pour mettre une passe en retrait qui a profité à Riyad Mahrez auteur du second but à l’heure de jeu. C’était sa deuxième offrande seulement et la première en officiel avec les Fennecs en 23 sélections (6 buts).
Cette action avait libéré Aouar qui a dézoné du côté gauche pour entrer dans l’axe sur les phases de possession. Alors que les camarades de Ramy Bensebaïni faisaient tourner dans les deniers instants pour préserver le score du nul synonyme de qualification, le ballon parvient entre les pieds d’Aouar. Il se retourne et sert Mahrez dans l’intervalle l’envoyant donner l’avantage pour la première fois dans la partie aux nôtres. Ces deux séquences montraient ce qu’Aouar peut apporter quand il est bien inspiré. Cela dit, l’inconstance dans son rendement fait tâche.

