À l’aube d’un seizième de finale historique face à la Suisse dans cette Coupe du Monde 2026, l’équipe d’Algérie s’apprête à disputer le deuxième match à élimination directe de son histoire. Pour aborder ce rendez-vous capital, la FIFA a réuni les témoignages des partenaires et du sélectionneur des Fennecs, avant de laisser la parole au capitaine emblématique des Verts, Riyad Mahrez.
Le respect absolu d’un vestiaire pour une légende vivante
Au sein du groupe algérien, l’impact du capitaine dépasse largement le cadre du rectangle vert. « Riyad, on connaît tous sa carrière. C’est une légende en Algérie. », a déclaré Luca Zidane. Une admiration partagée par Anis Hadj Moussa : « Quand j’étais petit, je regardais des vidéos de lui. Il a tout gagné. Il n’y a plus rien à dire sur sa carrière. Il le mérite. »
Le vice-capitaine des Verts, Aïssa Mandi, résume en quelques mots l’immense carrière de Mahrez : « C’est tout simplement extraordinaire. Cinq Premier League, une Ligue des champions, le joueur le plus titré de l’histoire de l’Algérie. »
Enfin, le sélectionneur national, Vladimir Petkovic, ne tarit pas d’éloges sur son joueur indiquant qu’il représente le guide idéal à suivre pour la jeunesse du pays : « C’est un modèle pour tous les Algériens. C’est un joueur qui a réalisé une immense carrière. »
Les racines familiales comme source
Pourtant, malgré les honneurs mondiaux, le joueur n’oublie pas d’où il vient. Le champion d’Afrique 2019 évoque la mémoire de son père et ses premiers voyages en Algérie : « Toute ma famille, mes oncles, mes cousins… tout le monde joue au football. Ça a toujours été l’Algérie. Dès que mes parents m’y ont emmené, j’ai découvert ma famille et tout ce qui va avec. C’est la terre où mon père a grandi. Jouer pour l’équipe nationale est devenu un rêve. »
Douze ans de sacrifices
Ce rêve est devenu réalité lors de l’épopée brésilienne, marquant le début d’une longue et riche histoire d’amour : « En 2014, c’était ma première sélection et mes tout premiers matchs avec l’équipe nationale. Après douze années de travail acharné, de matchs, de voyages et de nombreux sacrifices. Porter le maillot de mon pays, avec tout ce que cela représente. Il y a aussi la pression de bien faire et cette volonté permanente de rendre notre peuple fier. »
La certitude d’un adieu et l’envie de marquer l’histoire
Alors que le choc face à la Nati approche, Mahrez a une nouvelle fois confirmé que cette Coupe du monde serait la dernière de sa carrière internationale. Conscient que le temps suit son cours, le capitaine veut désormais quitter la scène en offrant un exploit historique à son pays : « Il est peut-être temps pour moi de passer le relais et d’arrêter. Ce sera ma dernière Coupe du monde, c’est une certitude. Notre objectif était de franchir ce premier tour, et nous l’avons atteint. Notre pays n’a encore jamais remporté un match à élimination directe en Coupe du monde. À nous de faire en sorte que cela arrive. Pour nous, pour nos familles et pour notre pays. C’est ce qui compte le plus. »

