Au terme d’une phase de groupes intense, l’Algérie a décroché son billet pour les seizièmes de finale du Mondial 2026 en terminant troisième du groupe J, avec le sixième meilleur bilan parmi les équipes classées à cette position. Ces trois rencontres ont livré de précieux enseignements sur un effectif des Verts globalement jeune et peu expérimenté à ce niveau, à l’exception du trio Aïssa Mandi, Nabil Bentaleb et Riyad Mahrez, ayant déjà participé à une phase finale de Coupe du Monde.
Les flops
Giflés d’entrée par l’Argentine (0-3), les Verts ont certes su se ressaisir par la suite sur le plan comptable, mais sans jamais totalement rassurer les observateurs. Le principal chantier réside dans le secteur défensif, où l’Algérie a concédé un total inquiétant de 7 buts en trois matchs. Le poste de gardien de but, qui tracasse la sélection depuis plusieurs années, continue de susciter l’interrogation : Luca Zidane a livré des prestations décevantes contre l’Argentine et la Jordanie, tandis qu’Oussama Benbot n’a guère fait mieux pour sa première titularisation face à l’Autriche.
Juste devant eux, l’association charnière entre Aïssa Mandi et Ramy Bensebaïni a elle aussi montré des limites en termes de complémentarité et de vitesse. Dans les couloirs, le latéral droit Rafik Belghali est passé complètement à côté de ses deux premiers matchs avant de relever la tête en marquant contre l’Autriche, mais il devra afficher une tout autre sérénité pour la suite.
Dans l’entrejeu, la déception est tout aussi marquante. Très attendu pour prendre les clés du milieu de terrain et confirmer son immense potentiel, Hicham Boudaoui n’a pas du tout répondu aux attentes, finissant même par passer l’intégralité du choc face à l’Autriche sur le banc. Un sort identique a été réservé à Ramiz Zerrouki, dont la terrible erreur ayant offert un but à la Jordanie a fortement compromis sa position dans la hiérarchie.
Enfin, sur le front de l’attaque, Amine Gouiri traverse ce Mondial comme une ombre. Hormis son but capital inscrit face aux Jordaniens, le joueur de l’OM n’est pas parvenu à se montrer impactant ni à combiner efficacement avec ses partenaires.
Les passables
Derrière ces déceptions majeures, plusieurs éléments soufflent le chaud et le froid et disposent d’une belle marge de progression. C’est le cas du latéral gauche Jaouen Hadjam, auteur d’une prestation globale très moyenne face à l’Autriche et directement impliqué sur le deuxième but adverse. Il subit la concurrence de Rayan Aït Nouri qui, malgré des qualités techniques évidentes de classe mondiale, pèche encore trop souvent par excès d’individualisme dans ses choix.
Au milieu, Nabil Bentaleb monte progressivement en puissance par rapport à son naufrage initial face à l’Albiceleste, mais il est encore loin de sa version affichée en club avec le LOSC. À l’inverse, Houssem Aouar, pourtant très critiqué avant le début du tournoi, a parfaitement saisi sa chance face à l’Autriche en livrant une prestation convaincante qu’il devra désormais confirmer au tour suivant.
Enfin, Anis Hadj Moussa, lancée d’entrée contre l’Argentine avant de glisser vers un rôle de joker, n’a pas encore réussi à faire rugir ses dribbles dévastateurs sur le sol américain.
Les tops
Au rayon des satisfactions, le patron est bel et bien au rendez-vous. Sur les 5 réalisations inscrites par l’Algérie durant ce premier tour du Mondial 2026, le capitaine Riyad Mahrez s’est montré directement décisif à trois reprises (2 buts et 1 passe décisive). Au-delà de ses statistiques, son investissement total — à l’image de son énorme travail sur le but de Belghali face à l’Autriche — prouve que la légende des Verts a faim.
La jeunesse est également présente. Farès Chaïbi et Ibrahim Maza ont crevé l’écran à chacune de leurs sorties. Par leur volume de jeu, leur justesse technique et leur personnalité créative, ils sont devenus des éléments indiscutables et intouchables du onze de départ de Vladimir Petkovic.
Les autres noms
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Pas assez vus : Samir Chergui, Zineddine Belaïd, Mohamed Amoura (freiné par une blessure à la cuisse), Nadhir Benbouali et Adil Boulbina
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N’ont pas encore joué : Melvin Mastil, Achref Abada, Mohamed Amine Tougaï, Yacine Titraoui et Farès Ghedjemis (1 minute de jeu)
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