C’est désormais acté. Vladimir Petkovic a rempilé, ce dimanche avant le départ de la sélection vers Kansas City (Etats-Unis) pour y disputer la Coupe du Monde 2026, sur le banc de l’équipe nationale jusqu’au 31 juillet 2028. La Fédération algérienne de football (FAF), dirigée par Walid Sadi qui est aussi ministre des Sports, s’est assuré les services du technicien Suisso-Bosnien pour l’après Mondial 2026. L’instance fédérale prône la stabilité. Sauf que c’est le parcours lors du Mondial qui confortera (ou pas) la décision de maintenir le driver aux commandes techniques des Verts.
La bonne nouvelle c’est qu’on ne risque pas de se retrouver dans le même cas de figure qu’avec Vahid Halilhodzic après le Mondial 2014. L’ancien coach des Fennecs n’avait pas voulu rempiler avant le tournoi planétaire. Cela avait contraint Mohamed Raouraoua, patron de la FAF à l’époque, d’engager préalablement Christian Gourcuff.
Le cas Halilhodzic bis évité
Le parallèle est que Sadi va éviter cette “gaffe” et a pris les devants pour offrir la “continuité à la tête de la sélection nationale, synonyme de stabilité et d’ambition pour les prochaines échéances internationales” aux Fennecs. Après, il y a un problème : rien ne dit que Petkovic fera aussi bien ou mieux qu’Halilhodzic.
Il est évident que passer le premier tour du prestigieux tournoi ne constituera plus d’exploit pour l’EN qui a déjà dépassé ce cap en 2014 sous les ordres de l’autre Bosnien. D’autant plus que les modalités de qualification ont changé avec les 8 meilleurs troisièmes des 12 groupes qui seront désormais repêchés. Les chances sont plus conséquentes de faire plus que les trois matchs du premier écrémage.
Un all-in pour le Mondial 2026
A partir de là, Petkovic devra “justifier” sa prolongation assortie d’une revalorisation de 15 000 euros, pas très conséquente mais qui fait grimper sa mensualité à 150 000 euros tout de même. Et si jamais Ramy Bensebaïni & cie ne montrent pas le visage escompté, on peut se douter que le public algérien estimera que le driver de 62 ans n’est plus l’homme de la situation. A priori, la FAF n’a pas prévu de clause à lever dans ce cas pour résilier le bail. On ne s’imagine clairement pas que les camarades de Riyad Mahrez vont quitter prématurément l’Amérique. L’optimisme c’est bien mais sait-on jamais.
En revanche, dans le cas où l’Algérie livre une compétition aboutie, on pourra se dire que Sadi a bien fait d’anticiper et de prolonger Petkovic moyennant une “petite” augmentation. En effet, les représentants de l’entraîneur auraient certainement demandé des honoraires plus significatifs. Ainsi, la FAF n’aurait certainement pas eu les coudées franches pour le prolonger en plus de l’éventualité de devoir composer avec d’autres prétendants pour enrôler Petko. Est-ce que ce coup de poker est réussi ou pas ? Seule l’issue de la Coupe du Monde 2026 pour l’EN nous le dira.
