Lorsqu’il jouait à l’AC Milan, Yacine Adli (25 ans) voyait les choses en grand. Pour lui, il était question de jouer au “plus haut niveau”. Et le haut niveau c’était de rejoindre l’équipe de France. Mais voilà que sa carrière prend une autre tournure. Actuellement, il évolue à Al Shabab (Arabie saoudite) depuis septembre dernier. Ses performances n’ont pas de quoi le laisser d’espérer être appelé en équipe de France. Automatiquement, il se remet à parler de l’Algérie… en rétropédalant et en sortant la fameuse disquette d’attachement depuis l’enfance. On l’a un peu trop entendue celle-là.
Ce n’est pas faute d’avoir été approché qu’Adli n’a pas joué pour l’EN. Bien au contraire. Le milieu de terrain admet, dans un extrait d’interview accordée à SportTeam, avoir « déjà parlé avec le coach Belmadi lors de la première année où j’étais au Milan. »
Aussi, il révèle qu’il a « eu une discussion récemment avec Petkovic qui était d’ailleurs mon entraîneur à Bordeaux. On s’est eu par un appel anodin. J’étais sincère avec lui.» De quoi les deux hommes ont-ils parlé ? Rien n’a filtré à ce sujet. Ce que l’on sait en tout cas c’est qu’Adli a déjà refroidi les fans algériens en annonçant ouvertement qu’il ne comptait pas représenter les Fennecs en affichant une préférence nette pour les Bleus.
Les regrets tardifs
« J’avais annoncé mon objectif de jouer pour l’équipe de France. À partir du moment où j’ai pris cette décision, je ne reviens pas dessus, c’est clair. Peu importe que je joue en Arabie saoudite ou en Europe. Pour moi, il n’y a rien qui change et c’est par pur respect pour l’Algérie », avait persisté et signé, en septembre écoulé, l’ancien sociétaire des Girondins de Bordeaux qui se met désormais à admettre « avoir fait des erreurs par le passé. »
Il joue même sur le sentimental en laissant croire que « les plus grandes joies sportives que j’ai eues dans mon enfance c’était grâce à l’équipe nationale algérienne. » Un peu difficile à croire car El-Khadra n’a pas connu plus d’exploits que les Bleus par le passé. Peut-être qu’il parle de la CAN 2019. A l’époque il avait 19 ans. Il n’était pas un enfant et pouvait bien répondre favorablement à la sollicitation de Belmadi. Chose qu’il n’a pas faite. On s’en tiendra à cela et lui se contentera d’être entraîné par un Algérien, Noureddine Zekri en l’occurrence. C’est la seule odeur du pays qu’il peut avoir.
