Il y a parfois des procédures qui disent plus sur la rigueur d’une institution que sur ses états d’âme. L’appel d’offres lancé récemment par la Fédération algérienne de football (FAF) pour sélectionner un équipementier pour ses équipes nationales appartient clairement à cette catégorie.
Car non, contrairement à certaines lectures hâtives, la manœuvre n’a rien d’un désaveu à l’égard d’Adidas. Bien au contraire. En interne, il y a consensus que la collaboration entre les deux parties n’a jamais été aussi fluide. Une source proche du dossier évoque même une relation « au beau fixe », portée par des collections jugées modernes, compétitives et alignées sur les standards des grandes sélections mondiales.
Sous l’impulsion de Walid Sadi, la Fédération s’inscrit dans une logique de gestion anticipative. Le contrat actuel arrivant à échéance en fin d’année, il était impératif pour l’instance fédérale de s’y prendre tôt, car consciente des impératifs de confection des tuniques et autres équipements frappés comme chacun le sait du sot de l’exclusivité. Rien de plus. L’appel d’offres, ouvert jusqu’au mois de mai, répond avant tout à une exigence de transparence et de conformité administrative.
Dans les faits, Adidas conserve une longueur d’avance. La firme aux trois bandes bénéficie d’un capital confiance solide, renforcé par une stratégie marketing valorisante et une attention particulière portée à l’identité visuelle des Verts qui satisfait amplement la FAF. Peu d’équipementiers en effet peuvent aujourd’hui rivaliser sur ce terrain sans proposer une offre sensiblement supérieure.
Reste une inconnue, inhérente à toute mise en concurrence. La surenchère. Seul un concurrent prêt à surenchérir pourrait rebattre les cartes. Mais à ce stade, le scénario le plus probable reste celui d’une continuité.
