Déjà dans la tourmente à cause des sommes astronomiques dépensées sous l’ère Madar Holding, le CRB fait face à une nouvelle affaire dont il se serait passé volontiers. La FIFA a officiellement interdit au club algérois d’enregistrer de nouveaux joueurs, aussi bien sur le plan local qu’international, à la suite d’un litige l’opposant à l’attaquant sud-africain Khanyisa Mayo.
Cette sanction fait suite à une plainte déposée par le Sud-Africain actuellement prêté aux Kaizer Chiefs. Mayo avait rejoint le CRB en provenance de Cape Town City dans le cadre d’un contrat de trois saisons conclu sous la présidence de Mehdi Rabhi. Une opération qui avait coûté près d’un million de dollars au club algérois entre indemnité de transfert et frais administratifs.
Outre l’interdiction de recrutement, la FIFA a également condamné le CR Belouizdad à verser une amende de 200 000 dollars, alourdissant davantage l’addition qui risque d’être encore une fois salée au moment de passer à la caisse.
Cette nouvelle affaire vient surtout s’ajouter à la longue liste des lourdes ardoises que les clubs algériens continuent de payer ces dernières années à cause de décisions prises dans la précipitation et sans réelle vision sportive ou financière. Recrutements hasardeux, contrats mal ficelés, litiges avec des joueurs étrangers ou entraîneurs limogés, les sanctions de la FIFA sont devenues presque récurrentes pour plusieurs pensionnaires de l’élite algérienne.
Le cas du CR Belouizdad illustre une nouvelle fois les dérives d’une gestion souvent dictée par l’urgence des résultats, au détriment de la stabilité administrative et de la santé économique des clubs. Et au final, ce sont toujours les gonds publics qui servent à payer l’addition.
