Depuis la déroute face à l’Argentine et une prestation collective loin des attentes, Vladimir Petkovic n’a pas perdu de temps. Le sélectionneur national a remis l’ouvrage sur le métier, avec une attention toute particulière portée au milieu de terrain, secteur qu’il estime être le principal point faible affiché par les Verts lors de cette rencontre.
Le constat du technicien bosnien est sans ambages. Ses milieux n’ont ni maîtrisé le ballon ni appliqué les consignes de jeu qu’il avait préparées, notamment en matière de pressing. Une défaillance qui a largement contribué aux difficultés de l’équipe, notamment durant une première période où les Verts ont souvent semblé désorientés. Sur le terrain, plusieurs joueurs se regardaient comme s’ils ne savaient pas trop ce qu’ils devaient faire. Preuve que le système n’a pas été assimilé et Petkovic s’en est rendu compte après coup.
Depuis, les séances d’entraînement ont pris une autre tournure. Petkovic a multiplié les essais, testé différentes associations et fait répéter inlassablement ses circuits de jeu dans l’optique de redonner de la cohérence à un milieu sensé être la pierre angulaire de son projet de jeu
Conséquence directe, des changements sont attendus face à la Jordanie, demain. Au moins deux titulaires du milieu de terrain alignés contre l’Albiceleste pourraient perdre leur place. Il y a en effet beaucoup de chances que Bentaleb et Boudaoui soient remplacés. Zerrouki et Aouar ont donné plus de garanties en deuxième mi-temps, même s’il va sans dire que la conjoncture est différente. Des ajustements sont également envisagés en attaque, où les retours de Mahrez et Amoura dans le onze de départ semblent se préciser.
Mais au-delà des individualités, c’est bien l’équilibre du milieu qui concentre toutes les attentions. Convaincu que son système passera d’abord par la maîtrise de cette zone stratégique, Petkovic s’emploie à reconstruire depuis le milieu. Surtout qu’il n’a pas beaucoup de marge d’erreur désormais.



