C’était inévitable, c’est désormais officiel : Vladimir Petković n’est plus le sélectionneur de l’équipe d’Algérie. La FAF a entériné la nouvelle dans un communiqué, évoquant une séparation « à l’amiable ». Une formule classique pour acter une rupture devenue, au fil des mois, inéluctable.
Car derrière des statistiques « globalement positives » du passage du Bosniaque en Algérie, une réalité bien différente s’est imposée. En effet , Petković a gagné des matchs, oui, mais il n’a jamais su gagner l’adhésion. Ni celle du public, ni celle d’un environnement en quête de repères après l’ère Belmadi. Et dans le football, surtout à ce niveau, cela finit toujours par coûter cher.
Le constat est limpide : dès que l’enjeu montait d’un cran, l’équipe d’Algérie version Petković perdait en consistance. Les succès lors des éliminatoires ont rapidement perdu de leur éclat face aux désillusions dans les moments clés. Là où on attendait un cap, une identité, une réponse forte, les Verts ont souvent laissé place au doute.
Petković – Algérie : Bounedjah, symbole d’un aveuglement
Il devait ramener de la sérénité, et sur ce point, le technicien helvético-bosniaque a partiellement rempli sa mission après la fin agitée du cycle Belmadi. Mais le calme ne suffit pas à bâtir une équipe compétitive. En deux ans, Petković n’a jamais réussi à insuffler cette dynamique collective capable de faire basculer les grandes rencontres, malgré un discours maitrisé face à la presse. Les actes, eux, étaient différents.
Le tournant remonte à la CAN 2025. Une compétition bien engagée en phase de groupes, avant un quart de finale qui restera comme l’acte fondateur de la fracture. Ce soir-là, le désormais ex-sélectionneur de l’Algérie opte pour un choix incompréhensible : un onze sans véritable attaquant de pointe. Baghdad Bounedjah, référence du poste, est laissé de côté.
La sanction est immédiate, presque logique. Eric Chelle, sélectionneur du Nigeria, le reconnaîtra sans détour : « Quand j’ai vu son onze sans Bounedjah, j’ai demandé à mes joueurs d’accélérer. Son absence nous a facilité la tâche ». Plus troublant encore, l’absence de réaction. Aucun ajustement à la mi-temps, aucune correction. Comme si l’évidence échappait au principal concerné.
🇩🇿🇳🇬 Éric Chelle, sélectionneur du Nigeria, revient sur le quart de finale de la CAN 2025 face aux Fennecs.
“J’ai eu la chance d’entraîner 6 mois en Algérie. Le footballeur algérien est un joueur technique, qui veut faire tous ses exercices avec le ballon. Je savais que si on… pic.twitter.com/kKMM8CewGl
— After Foot RMC (@AfterRMC) February 9, 2026
Et ce scénario ne restera pas isolé. Bis repetita en la Coupe du monde 2026, où Petković persiste et signe. Sans véritable numéro 9 d’expérience, il tente des solutions de fortune, allant jusqu’à positionner Ibrahim Maza en pointe face à la Suisse. Un choix fort… un échec monumental pour le “fin tacticien”, qui symbolise un entêtement devenu difficile à défendre.
Ce match marquera définitivement les esprits. Pas seulement pour le résultat, mais pour l’image laissée : celle d’un sélectionneur déconnecté, incapable de corriger le tir, et dont l’attitude en fin de rencontre, trop chaleureuse avec l’adversaire, trop froide avec ses propres joueurs, a signé la fin de son histoire avec les Verts, joueurs et supporters compris.
Petkovic qui ne calcule aucun de ses joueurs et qui enlace les suisses… pic.twitter.com/wKjEhweqje
— BetterCallYouss (@You2sss) July 3, 2026
À partir de là, il n’y avait plus de retour possible. Le lien était définitivement rompu, la confiance envolée. La FAF n’a fait qu’acter une réalité déjà évidente : l’histoire entre Vladimir Petković et l’Algérie était arrivée à son terme.
Entre Petkovic et l'Algérie c'est fini ! 🇩🇿 pic.twitter.com/XRW7uyU9hD
— La Gazette du Fennec (@LGDFennec) August 2, 2026
