Alors qu’on pensait que l’intervention du président Adel Boudedja avait permis d’aplanir les différends et de réintégrer Gaya Merbah dans l’équipe, l’entraîneur Karim Belhocine en a décidé autrement. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le coach des Canaris ne semble pas disposé à passer l’éponge aussi facilement.
Le cas Gaya Merbah est donc loin d’être réglé. Alors que le président Adel Boudedja croyait avoir trouvé une issue à cette affaire en empêchant le départ du gardien, Belhocine, lui, a visiblement d’autres plans. Méthode coup de poing destinée à dompter les têtes fortes ou simple manière de rappeler qui est le patron à bord ? Difficile de trancher. Une chose est certaine, le traitement réservé à Gaya Merbah est pour le moins singulier et pourrait bien tester les limites du gardien.
Ce samedi, alors que ses coéquipiers étaient concernés par un match amical de préparation, Gaya Merbah a été convoqué à un entraînement sur le tartan du stade du 1er-Novembre, à 14 heures… et en solo. Ceux qui connaissent Tizi-Ouzou savent ce que représente un après-midi du mois d’août dans la ville des Genêts. Une véritable fournaise. Et sur le tartan de l’ancien stade, la température monte encore plus vite, jusqu’à atteindre un seuil pour le moins infernal.
Pour certains, cette méthode serait une manière pour Belhocine de pousser Gaya Merbah vers la sortie. Pour d’autres, il s’agit simplement de remettre les choses dans l’ordre et de rappeler, au passage, qui est le patron. Dans tous les cas, Gaya Merbah s’est exécuté samedi. Reste désormais à savoir combien de temps le gardien acceptera de faire le dos rond. Le connaissant, on ne jurera de rien.
Au-delà de l’issue de cette affaire, force est de reconnaître que la méthode Belhocine est peu commune dans le championnat algérien. Une approche directe, musclée, sans concession, qui ne manquera certainement pas de faire parler. Et, franchement, ce n’est pas forcément pour déplaire.
