La sortie de l’Algérie, demain (02h00 algérienne) à l’Arrowhead stadium (Kansas City), face à l’Argentine de Lionel Messi sera cruciale pour bien amorcer la campagne en Coupe du Monde 2026 (11 juin – 19 juillet). Pour cette rencontre, il y a des incertitudes autour de la participation de Ramy Bensebaïni comme titulaire. Le défenseur, en délicatesse avec sa cheville droite, s’entraîne activement au Rock Chalk Park (Kansas City/Etats-Unis) mais il pourrait être court physiquement en raison du manque de compétition. Lui qui n’a pas pris part aux deux matchs de préparations face aux Pays-Bas (succès 0-1) et la Bolivie (victoire 0-4) disputés les 03 et 10 juin derniers dans cet ordre. La défection peut inquiéter car l’absence de Bensebaïni lors des 3 derniers matchs officiels à enjeu pour l’Algérie n’était pas sans conséquences. Détails.
Pièce-centrale du secteur défensif et du onze algérien, Bensebaïni apporte clairement de l’équilibre au bloc quand il est sur le terrain. Avec et sans lui, les choses ne se passent pas de la même façon. Forcément, contre un adversaire du calibre de l’Argentine, sa présence est souhaitable. D’autant plus que lorsqu’il n’est pas là dans les rendez-vous importants, l’EN déjoue. Trois matchs suffisent à prouver cela.
On commencera par ce barrage “retour” des éliminatoires du Mondial 2022 contre le Cameroun au stade Mustapha Tchaker (Blida). Après s’être imposés (0-1) à Japoma, les Verts étaient en ballotage favorable pour valider le billet en CDM. Problème : Djamel Belmadi était contraint de composer sans Bensebaïni, suspendu pour cumul de cartons jaunes.
Avec lui face au Cameroun, l’histoire aurait pu être différente
L’autre contrainte est qu’il n’y avait pas un latéral gauche, poste qu’occupait le natif de Constantine à l’époque. Le choix s’est alors porté sur Youcef Atal pour le suppléer en faux pied alors que Houcine Benayada prenait sa place sur la droite. Ce dernier sera fautif (erreur d’alignement) sur le but de Karl Toko-Ekambi dans le temps additionnel des prolongations qui éliminait les Fennecs. Avec Bensebaïni, les choses se seraient peut-être passées autrement.
Une autre absence toujours pour accumulations d’avertissement, du joueur formé au Paradou AC a eu des répercussions lourdes sur la sélection. C’est celle face à la Mauritanie à la CAN 2025. Alors qu’un nul devait suffire à El-Khadra pour passer au second tour, il y a eu une défaite historique 1 but à 0 face à une sélection modeste sur le papier. Mohamed Amine Tougaï, remplaçant de Ramy pour l’occasion, n’a pas eu l’apport escompté. Ce revers était la 3e grande désillusion de l’ère Belmadi. Il actait sa fin sur le banc Dz.
Le bilan reflète une dépendance
Avec Vladimir Petkovic, nouveau coach, les débuts de Bensebaïni étaient délicats sur le plan personnel. En mars 2024, dès le premier quart d’heure face à la Bolivie lors du premier match du technicien helvético-bosnien, le pensionnaire du Borussia Dortmund se blessait au genou. Pour la date FIFA de juin, il n’était pas prêt. En effet, il a dû renoncer à un important Algérie – Guinée qui a vu les Guerriers du Désert s’incliner 2 buts à 1 face à des Guinéens censés être le premier concurrent direct dans la course pour la qualif en Coupe du Monde 2026. Fort heureusement, le tir a été rectifié plus tard dans la campagne profitant notamment de la mauvaise forme du Syli National qui ne terminera que 4e de la poule.
Somme toute, quand Bensebaïni n’est pas là, le dispositif de l’équipe nationale n’a pas le même équilibre. Le bilan en son absence reflète une forme de dépendance en termes de sérénité et d’étanchéité. Il est évident que l’idéal pour Petkovic serait que le Fennec d’Or 2025 soit opérationnel pour la sortie face au Tango. Dans le cas échéant, il faudra voir si cette tendance se confirme ou pas. Cela dit, on espère tout de même que le verdict sera en faveur des nôtres avec ou sans Bensebaïni.
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