Mercredi, l’Algérie a pu s’imposer contre les Pays-Bas à Rotterdam grâce à un but splendide d’Anis Hadj Moussa qui connaît bien le jardin du De Kuip stadium puisque c’est le fief de son club le Feyenoord Rotterdam. L’exécution sur la réalisation de l’ailier était parfaite. S’il y avait cette transmission astucieuse, qui a pu déstabiliser le bloc néerlandais, de Nabil Bentaleb, il y avait aussi ce faux appel de Rafik Belghali qui a contribué, à sa manière, dans cette victoire. L’intelligence tactique du latéral est à relever.
Prise de balle, fixation du défenseur avec un ballon emmené vers l’extérieur et une frappe mi-coup de pied, mi-intérieur qui a fini dans la lucarne des Oranjes, l’enchaînement de Hadj Moussa était limpide. Le gaucher a gagné son 1 contre 1 avec Jorrel Hato. Et s’il a eu de l’espace pour pouvoir se mettre en position de frappe, c’est parce que Rafik Belaghli s’était chargé de lui dégager la voie sur la transition offensive.
Un déplacement qui fait la différence
Le latéral des Fennecs n’a pas hésité à glisser vers le cœur de la défense adverse pour obliger Hato à dézoner avec lui. Avec ce mouvement, le pensionnaire du Hellas Vérone a agrandi le périmètre d’expression pour Hadj Moussa. L’action paraît anodine de Belghali mais elle a fait toute la différence sur l’action. Il faut dire que ce genre d’initiatives n’est pas celui qu’aurait pris Achref Abada titularisé par Vladimir Petkovic sur le flanc droit de la défense hier sans trop pouvoir apporter ce plus devant.
Après, cela reste normal car le pensionnaire de l’USM Alger, habituellement défenseur central, n’a pas évolué dans son périmètre de prédilection et il n’a pas les mêmes réflexes que Belghali. Quand on analyse le but d’El-Khadra sur un aspect global, on se rend compte – une nouvelle fois – que le dépassement de fonction reste important dans le football. Sur certaines séquences, l’instinctif peut être plus déterminant que le travail tactique. Belghali l’a bien démontré.
