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Pourquoi le parallèle Belmadi-Aliou Cissé n’a pas lieu d’être

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Belmadi vs cisse

Aliou Cissé vient de réaliser un exploit remarquable en qualifiant le Sénégal en 1/8 de finale de Coupe du Monde pour la 2e fois de son histoire. Avant cela, le coach Sénégalais avait dirigé l’équipe lors du Mondial 2018 en Russie et remporté la CAN-2021. Entre les deux, il avait perdu la finale de la CAN-2019 contre… l’Algérie et Djamel Belmadi. Il est donc naturel de comparer la courbe des deux sélectionneurs. Le graphe de Cissé est nettement meilleur que celui de son homologue algérien. Toutefois, le parallèle est quelque peu faussé compte tenu de la différence des données. Explications.

En 2002 en tant que joueur et capitaine puis en 2022 en tant que coach, Aliou Cissé aura vécu deux qualifications historiques pour le 2e tour de CDM avec les Lions de la Téranga. Pourtant, avant d’ajouter cette ligne importante à son palmarès d’entraîneur, l’ancien milieu de terrain de Birmingham City a dû faire face à de nombreuses contestations dans son pays.

Une longueur d’avance puis…

Tout n’a pas été facile depuis sa désignation sur le banc de la sélection sénégalaise en mars 2015. Avant cela, il était l’adjoint d’Alain Giresse. Il a failli sauter après la CAN-2017 et l’élimination dès les quarts de finale face au Cameroun, futur vainqueur de l’épreuve. Mais Cissé a pu se maintenir parce que cette période coïncidait avec la suite des éliminatoires du Mondial-2018 en Russie. Un rendez-vous qu’il réussira à booker avec ses protégés. Toutefois, la campagne russe a pris fin dès le premier tour. C’était à cause d’un carton jaune (éliminé à la règle du fair-play). Amer.

Venait alors la CAN-2019 et une couronne perdue sur le fil face à l’Algérie et Belmadi. A ce moment-là, le Dz, son ami d’enfance à Champigny, avait un CV plus garni. Et, malgré le fait d’avoir échoué si près de la couronne, des Sénégalais réclamaient vigoureusement son départ jugeant que ne pas trôner sur l’Afrique avec l’effectif dont il disposait restait un cuisant échec.

FSF-FAF: Pas la même ambiance

C’est à ce moment-là qu’Augustin Senghor, boss de la Fédération sénégalaise de football (FSF), a pris la décision de soutenir l’entraîneur. On est dans le même cas de figure que Belmadi… ou presque. En effet, le patron de la FSF avait la latitude et les pleins pouvoirs pour prendre la mesure. On parle d’un homme qui dirige l’instance depuis 2009.

La stabilité au sein de la structure fédérale, ce n’est pas ce dont l’entraîneur d’El-Khadra a pu jouir. Il a connu trois présidents (Zetchi, Amara et Zefizef) en l’espace de 3 ans. Pourtant, il faudra mentionner que le courant passait impeccablement avec Kheireddine Zetchi. Les deux hommes étaient sur la même longueur d’ondes. Mais le chairman du Paradou AC a été éjecté malgré le triomphe continental. C’était pour des considération extrasportives.

L’un couvé, l’autre (sur)exposé 

À partir de ce moment, quelque chose s’est cassé même si Belmadi n’a pas voulu abandonner ce qu’il a construit depuis sa venue. Les résultats et l’ambiance morose au sein de la FAF et les jeux du pouvoir ont fini par déteindre sur son travail. Le “Ministre du bonheur” était devenu plus qu’un simple sélectionneur. Un poids qui était tel un fardeau venu l’alourdir.

Le prix de ce dépassement de fonction, qu’il n’a pas demandé à la base, il a dû le payer tout seul puisqu’il est le paravent de l’EN. Tout cela pour dire que Cissé a pu rester concentré sur son job se consacrant uniquement pour l’aspect technique. Et il a pu être protégé et non exposé.

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