Suite à l’élimination de l’Algérie en seizième de finale de la Coupe du Monde 2026 face à la Suisse, l’heure est au bilan. Sur le plateau de la chaîne nationale ENTV, l’ancien défenseur central et champion d’Afrique Djamel Benlamri n’a pas mâché ses mots.
Un manque de respect
Pour l’ex-roc de la défense algérienne, c’est avant tout l’attitude et le manque de combativité sur la pelouse qui s’avèrent inacceptables. Il pointe du doigt des comportements qu’il juge déplacés dans une rencontre d’une telle importance : « Perdre fait partie du jeu, mais c’est la manière… cette façon d’abandonner. Parce qu’il s’agit bien d’un abandon. Certaines joueurs se moquaient en jouant avec le talon. »
Le néant tactique et l’incompréhension
Analysant le contenu de la rencontre, Benlamri avoue son incapacité à déchiffrer l’animation mise en place, notamment lors du second acte où l’Algérie. Il regrette les embouteillages dans les couloirs et le manque d’agressivité par rapport au bloc helvète : « On a gagné quoi de cette Coupe du Monde ? une équipe ? je ne pense pas. J’ai voulu comprendre la façon dont nous avons joué j’ai pas pu. Ait Nouri en seconde période, Chaibi c’est quoi son rôle j’ai pas compris comment on évoluait, Gouiri est entré mais on le trouvait avec Ait Nouri sur l’aile. Il n’y avait pas d’occasions, la Suisse gagnait 2-0 et a montré plus d’engagement que nous. »
Le procès du mandat de Vladimir Petkovic et la perte d’identité
Benlamri a ensuite élargit sa critique à l’ensemble du cycle sous la direction du technicien national. Il dresse un constat sévère sur l’absence de fondations solides et de style de jeu défini après plus de deux ans de mandat : « Cet abandon il est venu d’ou ? En deux ans et demi avec cet entraineur, nous n’avons pu vu notre sélection jouer avec une vrai identité. »



