À peine deux mois après son licenciement de l’Arabie saoudite, qu’il avait dirigée lors de l’exploit contre les Argentins au Qatar (2-1) en 2022, l’entraîneur français, Hervé Renard (57 ans), a été nommé, ce mardi, à la tête de la barre technique de la sélection tunisienne.
En effet, au lendemain de la lourde défaite de la Tunisie face à la Suède (5-1), dimanche, lors du premier match des Tunisiens dans cette Coupe du monde 2026, la télévision publique tunisienne a fait savoir que « Le président de la Fédération tunisienne de football, Moez Nassari, a annoncé qu’un accord officiel avait été conclu avec l’entraîneur français Hervé Renard pour qu’il prenne les rênes de l’équipe nationale de football jusqu’à la fin de la Coupe du monde 2026 ».
D’ailleurs, Hervé Renard est attendu au Mexique ce mardi pour prendre en main une sélection choquée par la lourde défaite en pleine Coupe du monde 2026. Ainsi, ce sera la troisième participation d’Hervé Renard à une Coupe du monde. Hervé Renard a pour objectif de tenter de réaliser de bons résultats durant ce Mondial américain, à commencer par la prochaine rencontre de la Tunisie face au Japon, prévue dimanche prochain à 6h00, qui a accroché les Pays-Bas en ouverture (2-2).
Pour rappel, Hervé Renard se prépare donc à diriger sa sixième sélection nationale (pour deux CAN remportées, avec la Zambie en 2012 et la Côte d’Ivoire en 2015). Dans les détails : Zambie (2008-2010 et 2011-2013), son premier grand poste de sélectionneur principal ; l’Angola (2010), avec un court passage de quelques mois seulement ; la Côte d’Ivoire (2014-2015), avec laquelle il a remporté sa deuxième CAN avec les Éléphants en 2015.
Le Maroc (2016-2019), qu’il a mené à la Coupe du monde 2018 en Russie ; l’Arabie saoudite (2019-2023 et 2024-2026), qu’il a qualifiée pour la Coupe du monde 2022, marquant les esprits avec une victoire historique contre l’Argentine, avant d’y revenir pour les qualifications de l’édition 2026. « Il n’y a pas à réfléchir… », a-t-il simplement glissé à RMC Sport à son atterrissage à Paris depuis Dakar (Sénégal), juste avant de s’envoler pour Monterrey (Mexique), où sa nouvelle équipe l’attend pour une première séance d’entraînement dès ce mardi.
Son nom avait, un temps, été murmuré pour prendre la sélection du Ghana après l’éviction d’Otto Addo en mars. Mais le Portugais Carlos Queiroz a finalement été nommé début avril. Prendre en main une sélection en plein Mondial, c’est un sacré défi, comme l’avait fait Henryk Kasperczak, auparavant, justement avec la Tunisie, en 1998, après deux défaites en phase de groupes.


