Il a activé le mode des grands soirs. Riyad Mahrez (35 ans) était incontestablement l’homme fort de l’équipe nationale dans son opposition avec l’Autriche. Avec deux réalisations et une implication directe sur le premier but, le capitaine des Verts a montré la voie aux siens. Sa performance a permis à l’Algérie de rallier les 1/16 de finale de la Coupe du Monde 2026. Cet Algérie – Autriche restera forcément dans la mémoire du gaucher. Le natif de Sarcelles entre – encore plus – dans la légende du football algérien dont il est l’icone absolue.
Jusqu’à cette nuit, Mahrez n’avait pas marqué au Mondial lors des trois matchs qu’il a joués entre 2014 et 2026 se contentant de faire une passe décisive, l’autre exercice qu’il maîtrise tant puisqu’il est le passeur historique de l’EN (40 offrandes). Il a fallu attendre ce duel décisif face aux Autrichiens pour voir Mahrez débloquer son compteur avec deux pions précieux.
Les stat’ d’une légende et le comportement d’un vrai capitaine
Ils permettent aux Verts de se qualifier en plus d’étoffer le CV international de Mahrez qui est désormais le joueur algérien avec le plus de buts en tournoi majeurs (11 unités) devant Baghdad Bounedjah (9). De plus, avec 41 réalisations, il se rapproche d’Islam Slimani, goleador de la sélection (46 buts). En outre, il rejoint le non moins légendaire Salah Assad qui était le seul Fennec à avoir mis un doublé en CDM.
Au-delà des chiffres, c’est l’attitude de Mahrez qui est à relever cette nuit. Il s’est toujours arraché sur toutes les actions. Que ce soit pour le repli ou celle qui a ramené le premier but de Belghali en récupérant un ballon quasi-mort au poteau de corner. On peut dire qu’il a fêté sa 120e cape comme il se doit. Il a aussi montré qu’il est loin d’un fardeau pour El-Khadra. Certains l’ont donné pour mort footballistiquement mais c’est lui qui a permis aux siens de rester en vie. Avec niaque et envie.

