Aïssa Mandi s’apprête à disputer sa deuxième Coupe du Monde avec l’Algérie après celle de 2014 au Brésil. Le défenseur a tout vécu avec l’équipe nationale. De cette superbe épopée au Mondial brésilien il y a 12 ans de cela au triomphe à la CAN 2019 puis l’élimination dramatique de la course à la CDM 2022 et les retrouvailles avec la messe planétaire, le joueur le plus capé de l’histoire de l’EN (118 apparitions) retracent la trajectoire dans une interview accordée au site officiel de la FIFA. Le pensionnaire de Lille OSC assure que lui et les Fennecs donneront tout pour honorer les couleurs algériennes lors du rendez-vous planétaire à venir. Extraits.
Il aurait pu en jouer trois mais il s’en contentera de deux éditions seulement. Mandi était là ce soir de 29 mars au stade Mustapha Tchaker (Blida). A quelques secondes de la qualification en Coupe du Monde 2022, le Cameroun a plongé l’enceinte blidéenne et l’Algérie entière dans le “K.O”.
« Nous n’avons jamais abandonné »
Par la suite, il fallait s’en remettre. Et ce n’était pas une mince affaire comme le relève Mandi en reconnaissant que « nous avons traversé de nombreuses étapes difficiles avant cette édition de la Coupe du Monde. Se relever n’a pas été facile, mais grâce à un travail acharné et à la persévérance, nous avons tout fait pour enfin atteindre la Coupe du Monde après deux échecs. Nous n’avons jamais abandonné, et cela incarne notre identité en tant que pays et en tant qu’équipe nationale. »
Selon le premier vice-capitaine des Verts derrière Riyad Mahrez : « la Coupe du Monde est sans aucun doute le plus beau tournoi au monde, et représenter mon pays sur la scène internationale est un privilège. J’ai déjà eu l’opportunité de participer à une édition, donc en faire une deuxième n’est pas un problème. C’est un rêve d’enfant. »
Présent lors de la dernière participation d’El-Khadra au challenge footballistique suprême, celui qui a été élu Dogue de l’année (meilleur joueur de la saison) au LOSC peut mettre son expérience au profit du groupe actuel où il y aura 23 joueurs qui découvrent l’épreuve en question pour la toute première fois. « Mon objectif est de transmettre mon expérience actuelle aux autres joueurs. Nous devons leur montrer ce que signifie représenter l’Algérie, la responsabilité que cela implique, en nous abstenant de toute tricherie et en donnant le meilleur de nous-mêmes pour représenter l’Algérie », assure-t-il.
La formule du succès, Mandi la connaît
Ayant été un acteur majeur de la première qualification Dz au second tour du Mondial, l’ancien sociétaire de Villarreal FC connaît la formule qui aide à aller loin dans le tournoi. Pour lui, lui et ses coéquipiers doivent être « préparés collectivement, techniquement et tactiquement au point, collaborer avec le staff et faire preuve d’un véritable esprit d’équipe. Le football est un sport collectif, sauf preuve du contraire ! Et seul l’esprit d’équipe permettra de répondre à ces questions. »
Douze ans après, Mandi (34 ans), qui va probablement raccrocher prochainement, veut revivre d’autres moments intenses et les ajouter aux moments forts vécus au Pays de la Samba. « Je me souviens de chaque détail, du début à la fin, depuis les qualifications en Algérie jusqu’au dernier match contre l’équipe nationale allemande, au cours duquel je pense que nous avons présenté une image positive de l’équipe et de notre pays, et plus tard (des souvenirs) du retour en Algérie, qui était vraiment exceptionnel », se remémore-t-il. Le retour sera aussi triomphal pour la bande de Vladimir Petkovic ? On l’espère.
