Après le match insipide de l’Algérie face à l’Argentine mercredi en entame de la Coupe du Monde 2026 (11 juin – 19 juillet), beaucoup on pointé du doigt le manque d’impact de bon nombre de Verts présents sur la pelouse de l’Arrowhead stadium de Kansas City (Etats-Unis). Est-ce que c’était l’Albiceleste qui était trop forte ou El-Khadra qui a opté pour la stratégie de ne pas trop se dépenser dans un match qu’on pensait perdu d’avance ? Une théorie folle commence à prendre de l’ampleur à propos de la prestation manquée de l’EN.
Il faudra remonter au mois de décembre dernier lorsque l’Algérie avait pris connaissance des noms des adversaires de l’EN pour le Mondial 2026. Après le verdict des sphères en PVC, Vladimir Petkovic avait réagi au fait d’avoir hérité des Argentins, champions du monde en titre. Pour le sélectionneur Dz, le Tango devait décrocher la première place du groupe “J”.
Petkovic et la fixette sur les « deux derniers matchs »
« C’est un tirage au sort intéressant. L’Argentine part avec le principe qu’ils sont favoris. Il faudra essayer de créer une surprise (l’intensité du jeu algérien a définitivement baissé après le break car le par semblait perdu à ce moment là, NDLR). Les autres trois équipes vont jouer la deuxième place parce que c’est là qu’il faut jouer. C’est clairement l’Argentine l’équipe première », prévenait déjà le successeur de Djamel Belmadi. Cependant, le passage le plus intéressant dans la réaction du technicien intervenait plus tard.
En effet, l’ancien entraîneur de la Suisse avait indiqué que « quand il y aura le match contre l’Argentine, on va tout faire pour profiter de ce match-là, pour qu’on puisse après progresser dans les deux derniers matchs. » En voyant la débauche d’énergie, relativement faible, des camarades de Hicham Boudaoui, on pourrait croire que Petkovic n’a pas trop insisté auprès des siens pour qu’ils donnent tout lors de cette explication au risque de la perdre au final avec tout l’impact que cela aurait pu avoir sur les organismes.
L’exemple d’Arabie saoudite
Toutefois, même si, sur le papier, l’équipe nationale était la partie la plus faible de cette opposition, cela n’explique pas de prendre une claque qui peut, même si elle ne martyrise pas les organismes, laisser des séquelles sur le plan mental. Après cette gifle, Riyad Mahrez & cie n’ont plus le droit à l’erreur en plus de devoir soigner un handicap conséquent au goal average.
Dès lors, la théorie qui veut que les Guerriers du Désert ont joué à l’économique dans le but de se préserver pour la suite du tournoi ne tient pas franchement la route. Surtout qu’un résultat positif face aux camarades de Lionel Messi aurait probablement été une motivation de plus pour nos joueurs. Quand bien même, on a pu le voir lors de l’édition 2022, battre l’Argentine, comme l’a fait l’Arabie saoudite, ne garantit – et c’est un détail avancé par ceux qui prônent cette théorie “éco-foot” – pas le passage au second tour..



