Déjà au cœur d’une vive polémique après son tacle par derrière sur Aïssa Mandi lors du match Argentine-Algérie, Lionel Messi aurait pu voir rouge à deux reprises. La FIFA elle-même a reconnu une erreur d’appréciation sur cette action, allant jusqu’à sanctionner l’équipe d’assistance vidéo. Mais ce n’est pas le seul épisode qui alimente les discussions.
Au-delà de cette faute qui aurait dû lui valoir une expulsion, la star argentine aurait également échappé au rouge en vertu d’une règle récemment entrée en vigueur. Surnommée dans les milieux du football la « loi Vinicius », celle-ci interdit désormais aux joueurs de masquer leur bouche avec la main lors d’échanges sur le terrain afin de garantir une meilleure transparence des communications.
Vendredi, le Paraguayen Miguel Almirón était devenu le premier joueur de l’histoire à être expulsé pour ce motif lors du match face à la Turquie. Une décision appliquée à la lettre par l’arbitre, sans la moindre circonstance atténuante. Or, lors de la rencontre face à l’Algérie, plusieurs images ont montré Messi discutant avec des coéquipiers tout en dissimulant sa bouche avec sa main. Un geste identique à celui reproché à Almirón, mais qui n’a entraîné aucune intervention arbitrale.
Deux situations litigieuses dans un même match, deux occasions d’exclusion manquées. De quoi relancer les interrogations autour du traitement réservé au champion du monde argentin. Quand certains paient immédiatement le prix fort, d’autres semblent bénéficier d’une indulgence que leurs détracteurs jugent difficile à comprendre.
Messi est resté sur la pelouse. Almirón, lui, a été renvoyé manu militari.


