Gianni Infantino devrait être reconduit à la tête de la FIFA en mars 2027. Le Congrès électif se tiendra le 18 dudit mois à Rabat (Maroc). Et la Fédération royale marocaine de football (FRMF), que préside Fouzi Lekjaâ, a déjà prêté allégeance au président sortant via un communiqué. Lekjaâ est dans son rôle d’asservi car il sait que toute sa stratégie en Afrique et son impunité face à ses dérives reposent sur le maintien de l’Italo-Suisse aux commandes de la structure de la balle ronde planétaire.
C’es depuis Vancouver (Canada), où s’est tenu le 76e Congrès annuel de la FIFA, que la FRMF a annoncé et appuyé la candidature d’Infantino. Cette démarche symbolise les accointances entre le successeur de Sepp Blatter et Lekjaâ. Ainsi, FRMF a publié un communiqué dans lequel elle se dit « heureuse de proposer » la candidature d’Infantino non sans indiquer le « soutenir exclusivement » pour une réélection l’année prochaine.
L’allégeance est totale puisque l’instance marocaine note qu’elle « ne signera aucune autre déclaration de soutien en faveur d’un autre candidat à cette fonction.» Avec cette démarche, Lekjaâ place ses pions avec l’intention d’avoir les coudées franches pour serrer l’étreinte sur la Confédération africaine de football (CAF) clairement vassalisée par la FIFA depuis qu’Infantino est aux manettes de l’organe majeur du sport roi.
L’Afrique n’est pas forcément dans la poche
Désormais, il reste à voir si les agitations que connaît la CAF après la CAN 2025 ne vont pas avoir raison de ce plan de reconduction. D’autant plus que certaines fédérations de poids comme celles du Nigéria (NFF), de l’Egypte (EFA), du Sénégal (FSF), du Cameroun (FECAFOOT), et – bien évidemment – de l’Algérie (FAF), pourraient se liguer contre le Maroc et – par extension – contre Infantino.
A ce propos, il faut noter que les votes des fédérations membres, au nombre de 54, de la CAF a toujours eu un énorme poids pour décider de l’issue des élections de la FIFA. C’est pour dire que, compte tenu des données actuelles, rien n’est gagné d’avance. Surtout si le verdict du Tribunal arbitral du Sport (TAS) de Lausanne (Suisse) sur l’affaire de la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc annule la sentence du jury disciplinaire de la CAF qui a révoque le titre aux Lions de la Téranga en travestissant le règlement de la compétition.
