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Équipe nationale : Bilan du regroupement de septembre

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Fennecs Algérie Djibouti

Au sortir du rassemblement de septembre, l’Algérie est leader avec quatre points dans la course aux éliminatoires à la Coupe du Monde 2022. Une large victoire face à Djibouti (8-0) et un match nul face au Burkina Faso (1-1) ont fait rentrer les hommes de Djamel Belmadi dans le vif du sujet. Parmi eux, certains ont affiché leur plus beau visage, tandis que d’autres ont raté l’occasion de s’affirmer davantage.

Un victoire écrasante face à Djibouti (8-0) et un Islam Slimani qui a égalé le record de Abdelhafid Tasfaout avec un quadruplé, l’EN a commencé ses éliminatoires de la meilleure des façons. Si bien que certains ont laissés penser que ce deuxième tour des qualifications n’allait finalement être qu’une formalité. Bien mal leur en a pris. Face au Burkina Faso, à Marrakech, les Fennecs avaient pourtant parfaitement débuté la rencontre, asphyxiant les Étalons et ouvrant le score dès la 18ème minute grâce à Sofiane Feghouli. Et puis, plus rien, baissez le rideau, éteignez les lumières, il n’y a plus rien à voir.

Auteurs d’un second acte qu’on pourrait qualifier de pire mi-temps sous l’ère Belmadi, les champions d’Afrique ont vu les Burkinabés revenir au score peu avant l’heure de jeu (64’). Éreintés physiquement, les Verts auraient même pu concéder leur première défaite en presque trois ans si Mohamed Konaté avait trouvé le cadre sur une frappe puissante. Finalement toujours invaincue (1-1), l’Algérie devra -désormais- ne faire aucun faux pas pour se qualifier au fameux barrage (aller-retour) du mois de mars prochain. Après ces deux rencontres, place désormais au bilan du stage, avec de précieux retours en forme, des satisfactions et de véritables désillusions.

Benlamri affûté, Zeffane dans le dur

Débutons par le secteur défensif et un point véritablement positif est à relever puisque l’EN n’a encaissé que deux buts sur les cinq dernières rencontres. Un contraste avec les stages de novembre 2020 et de mars 2021 où la sélection avait concédé la bagatelle de six buts en 4 matchs. Une amélioration qui coïncide fortement avec le retour en forme de Djamel Benlamri. Plus affûté que lors des précédents rassemblements, l’ancien du NAHD est apparu plus confiant et plus inspiré dans ses interventions. D’ailleurs, il a notamment annihilé plusieurs incursions burkinabè. Si certains pensaient qu’Ahmed Touba toquait à la porte pour venir remplacer le désormais défenseur du Qatar SC, ce dernier n’a pas encore dit son dernier mot pour le poste d’axial gauche.

Benlamri passe Burkina Faso Algérie

En l’absence de Youcef Atal, on aurait pu penser que le très bon début de saison d’Akim Zedadka allait lui permettre de connaître sa première cape en sélection nationale. Que nenni. Fidèle à ses convictions, Djamel Belmadi a préféré faire confiance à Mehdi Zeffane et Réda Halaïmia. Le premier a d’ailleurs eu le droit à 180 minutes lors de ce stage. L’ancien Rennais n’a pas été rassurant balle au pied face à Djibouti avec une majorité de centres offensifs ratés dans une rencontre où il n’a -par ailleurs- pas été inquiété défensivement au vu de l’abyssale différence de niveau entre les deux nations. Face au Burkina et après avoir plutôt bien géré son vis à vis en première mi-temps, Zeffane s’est retrouvé acculé dans le second acte, avec, à sa décharge, un Riyad Mahrez inexistant dans le repli défensif. Le but adverse viendra d’ailleurs par ce côté droit qui a montré de réelles faiblesses et une incapacité à se montrer dangereux sur phase offensive. Bien que performant lors de ses convocations en fin d’année 2020, Halaïmia n’a pas joué la moindre minute durant ce rassemblement. Son apport offensif et sa qualité de centre aurait pu être un plus dans l’animation des Verts. Enfin, entré à la 59’ du second match, Naoufel Khacef n’a pas franchement été mis dans de bonnes conditions au regard du manque criant d’automatismes avec Saïd Benrahma. Une titularisation face à Djibouti aurait été plus à même de voir le joueur de Tondela performer.

Zerrouki confirme, un problème Boudaoui?

C’était l’une des satisfactions du mois de juin et c’est encore un stage réussi pour Ramiz Zerrouki. Titulaire lors des deux rencontres, le joueur du FC Twente a fait ce qu’il sait parfaitement faire. Sa lecture du jeu et son placement lui permettent constamment d’avoir un temps d’avance dans la récupération. Mieux que ça, il a même ouvert son compteur en sélection face à Djibouti sur une frappe taupée mais qui finira dans le petit filet adverse. Seul bémol, son activité avec ballon qui a souvent été frileuse et a manqué de verticalité notamment face au Burkina Faso. D’ailleurs, le sélectionneur national s’est exprimé sur son milieu de 23 ans : « Ramiz (Zerrouki) prend de plus en plus de poids dans cette équipe là, il se sent de plus en plus à l’aise. Il est très bon, très intelligent dans le placement, pour ratisser, pour harceler le porteur du ballon et récupérer des ballons et il est bon aussi pour distiller les passes qu’il faut, animer et mener le jeu » a-t-il déclaré en conférence de presse improvisée d’après-match. Pour le dernier point énoncé par le coach national, nous restons -pour l’heure- assez sceptiques.

zerrouki tacle burkina 1 1 marrakech septembre 2021

Auteur d’un bon début de saison avec l’OGC Nice avec un but et une passe décisive en quatre matchs, Hicham Boudaoui n’a eu le droit qu’à une mi-temps lors de ce rassemblement. Assez étonnant pour un joueur en pleine possession de ses moyens et présent dans le groupe Algérie depuis la CAN 2019. De plus, et au regard des difficultés à ressortir le ballon en seconde période face aux hommes de Kamou Malo, sa qualité technique et son abattage dans l’entrejeu aurait pu permettre au bloc défensif de respirer. Capable d’être trouvé entre les lignes, le natif de Béchar aurait pu apporter du danger dans les 30 derniers mètres adverses. Au lieu de ça, c’est Haris Belkebla qui a fait une timide entrée en lieu et place d’un Sofiane Feghouli diminué physiquement. Lorsque l’on sait qu’Ismaël Bennacer n’était pas non plus à 100% de ses moyens, on se pose la question de la non utilisation d’Hicham Boudaoui. Enfin, mention spéciale au petit jeune Adem Zorgane qui a fêté sa première sélection face à Djibouti avec une entrée intéressante devant la défense.

Benrahma encore décevant, Delort très peu utilisé

Son début d’exercice en club (2 buts et 2 passes décisives en 4 rencontres) avait laissé présager de bonnes choses pour la sélection nationale pour celui qui a toujours mal négocié ses rendez-vous internationaux. Malheureusement, Saïd Benrahma a une nouvelle fois déçu. Entré dans un contexte ultra favorable face à Djibouti, il n’a pas apporté la justesse technique nécessaire, ratant quelques centres et ne faisant pas vraiment de différences balle au pied. D’ailleurs le sélectionneur national s’était exprimé au sujet du joueur de West Ham : « Ce que tu fais en club, tu es censé l’être dans la continuité en équipe nationale. Ceux qui jouent ont validé leur match en équipe nationale. In fine c’est ce que tu fais en sélection qui m’intéresse le plus, Benrahma attend ce petit déclic en équipe nationale » avait-il déclaré en conférence de presse d’après-match face à Djibouti. Son apparition face au Burkina Faso est également à classer aux oubliettes. Ce ne sera pas non plus pour cette fois.

Benrahma passe Burkina Faso Algérie

De son côté, Andy Delort a effectué ses premières minutes sur le sol algérien depuis son arrivée en sélection à l’aube de la CAN 2019. Entré à la 61ème minute dans un match déjà plié face à Djibouti, le néo-Niçois n’a pas eu la chance de faire son apparition face au Burkina Faso. Absent des deux derniers rassemblements des Verts pour cause de blessure, Delort n’a plus été titulaire depuis son but inscrit à Harare, face au Zimbabwe (2-2). Enfin, mentions spéciales pour Islam Slimani et Youcef Belaïli, le premier a été auteur de quatre buts et une passe décisive sur ce rassemblement. Une nouvelle fois fidèle à lui-même. Le second a illuminé les deux rencontres de son altruisme et de son génie technique. En témoignent ses trois passes décisives face à Djibouti et le premier acte de très haut niveau face au Burkina. Riyad Mahrez, quant à lui, a véritablement déçu lors de ce stage, notamment sur le second match où il a -étrangement- été brouillon avec ballon et totalement absent dans le repli défensif.

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