Aïssa Mandi a utilisé ses réseaux sociaux pour s’exprimer sur l’élimination de l’Algérie en seizièmes de finale du Mondial 2026 face à la Suisse. Comme il l’avait fait en 2021, 2022 et 2023, le défenseur algérien a évoqué « sa déception » et sa « frustration », sans dire un mot sur son avenir avec les Verts, laissant penser qu’il ne compte pas raccrocher.
Alors que Riyad Mahrez et, très probablement, Ramy Bensebaïni ont mis fin à leur parcours international, Mandi semble envisager de poursuivre, à condition qu’un futur sélectionneur fasse appel à lui. Le défenseur de 34 ans a souvent choisi les réseaux sociaux pour assumer les échecs des Verts et affronter le public lorsque d’autres adoptaient la politique de l’autruche. C’était à son honneur.
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Mais cette fois, le public fait une lecture différente de ce message. Mandi symbolise le naufrage des Verts dans bien des situations durant ce Mondial. Il est impliqué dans au moins sept des neuf buts encaissés par l’Algérie. C’est pourquoi l’opinion publique s’attendait à ce que le vice capitaine des Verts assume pleinement ses responsabilités et annonce sa retraite internationale. Au revoir et merci !
D’autant qu’en interne, ses coéquipiers seraient unanimes à dire qu’il a fait plus de mal que de bien à l’équipe dans les moments charnières des quatre matches qu’a livrés l’Algérie.
Pris, visiblement, dans une forme de frénésie des capes, Aïssa Mandi ne voudrait pas s’arrêter là. Pourtant, après 123 sélections, il a déjà atteint un record qu’il sera difficile d’aller chercher. C’est pourquoi il est temps peut être pour lui de dire stop. De sortir par la grande porte et de laisser le souvenir d’un soldat loyal et d’un footballeur exemplaire. C’est en tous les cas le sentiment qui revient à chaque fois depuis le triste match face à la Suisse, en seizième de finale du Mondial 2026.
Alors, stop ou encore ? Mandi aura peut-être besoin de revisionner les quatre matches des Verts pour être confronté dans sa décision.


