Depuis l’élimination de l’Algérie face à la Suisse en seizièmes de finale de la Coupe du monde, l’avenir de Vladimir Petkovic est sur toutes les lèvres. Érigé en premier responsable du naufrage algérien, le Suisse cristallise l’essentiel des critiques.
L’Équipe nationale ne s’est pas encore réveillée, décalage horaire oblige, mais en Algérie, l’avenir de Vladimir Petkovic est déjà sur toutes les lèvres. Pour une bonne partie de l’opinion publique, le Suisse est le principal responsable de l’échec et, pour la première fois depuis son arrivée, son départ est réclamé.
Lui-même l’a entendu de ses propres oreilles à sa sortie du terrain, au coup de sifflet final. Le mot « Dégage ! » a fusé de toutes parts. D’autant que l’attitude du sélectionneur, qui s’est précipité pour féliciter son ancienne équipe en ignorant ses propres joueurs sur la pelouse, a du mal à passer. Certains ont même ressorti des archives les images de Vahid Halilhodzic en pleurs après l’élimination face à l’Allemagne en 2014 afin de comparer les deux états d’esprit. Ceci sans parler de ses choix techniques énigmatique et son impuissance manifeste à gérer les gros rendez-vous.
Dans l’après-midi, les premières rumeurs d’une tendance à une séparation ont commencé à circuler. Concrètement, à la FAF, on vient à peine de se réveiller et aucune décision n’a encore été prise. Cependant, l’équation est très simple pour l’instance fédérale si, d’aventure, elle décidait de se séparer de Vladimir Petkovic.
Prolongé pour deux ans à la veille du Mondial, le technicien helvétique dispose d’une clause assez claire : “s’il est limogé, il percevra deux mois de salaire au titre d’indemnités de départ. À l’inverse, s’il démissionne, il devra verser deux mois de salaire à la FAF” , a expliqué à La Gazette du Fennec une source interne. L’équation paraît donc simple.
Il est vrai que contractuellement, “Vlado” a atteint les objectifs qui lui ont été assigné, ce qui rendrait cette accord nul et non avenue. Sauf que le divorce avec les supporters est définitivement consommé et cela pèsera lourd dans la balance. Nos sources qui côtoient Petkovic au quotidien savent à quel point l’homme attache une importance particulière à l’image qu’il renvoie. À ce qui se dit dans les médias sur lui. Un désamour avec le public n’est pas fait pour l’encourager à s’accrocher à son poste. ” C’est un homme très fier qui ne résister s’il sait qu’il n’est pas désiré”, ajoute une autre source. Toutes ces données plaident donc pour une séparation à l’amiable. “Ceci s’il ne démissionne pas entre temps de son chef”, se demande une autre source que nous avons interrogée.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, une certitude de dégage : un divorce entre la FAF et Petkovic est en train de prendre forme. Reste à se pencher sur les modalités. Cela prendra un peu de temps, nécessairement. Le temps, sans doute, de se mettre autour d’une table et de s’entendre sur les modalités de cette séparation.



