Jeudi, en marge du Congrès de la FIFA organisé à Vancouver, au Canada, Gianni Infantino a tenté un geste de rapprochement entre représentants palestiniens et israéliens. La scène, pensée comme un symbole d’apaisement, a rapidement tourné court.
Invité à rejoindre la tribune aux côtés de son homologue israélien, le vice-président de la fédération palestinienne de football, Jibril Rajoub, a opposé un niet catégorique au président de la FIFA. Pas de poignée de main, pas de mise en scène. Malgré l’insistance d’Infantino, resté quelques instants à tenter de sauver l’instant, le dirigeant palestinien a décliné tout contact, laissant le président de la FIFA face à un silence lourd de sens. Comme pour lui rappeler qu’on n’efface pas un génocide par une poignée de mains.
PFA President, Mr Jibril Rajoub refuses to shake hands with the Israeli Football Association representative despite FIFA President’s insistence.
الفريق جبريل الرجوب يرفض مصافحة ممثل الاتحاد الإسرائيلي رغم إلحاح رئيس الفيفا..
من حقنا أن نمارس كرة القدم بكل حرية كما كل شعوب… pic.twitter.com/uAWd41IPkY
— Palestine Football Association (@Palestine_fa) April 30, 2026
Le patron du football mondial, fidèle à sa ligne, a ensuite rappelé la nécessité de « travailler ensemble » et évoqué « l’espoir pour les enfants », reconnaissant en creux la complexité d’une situation qui dépasse largement le cadre sportif. Mais le message s’est heurté à une réalité politique brûlante, impossible à contourner par une mise en scène improvisée plus pour le fun que dans l’optique d’une solution de paix durable.
Dans la foulée, la partie palestinienne a précisé que ce refus n’avait rien d’un coup d’éclat improvisé, mais s’inscrivait dans le refus d’offrir une image susceptible d’être interprétée comme une normalisation ou une caution. « Le peuple palestinien vit une situation extrêmement difficile », rappele-t-on, justifiant une posture jugée assumée.
