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JS Kabylie: Mellal le « coachivore »

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mellal cherif conf president jsk

C’est désormais acté. Youcef Bouzidi (indemnisé à hauteur de 600 millions de centimes pour s’en aller selon une source fiable) n’est plus l’entraîneur de la JS Kabylie. Tout indique que Denis Lavagne lui succèdera pour enregistrer le 7e changement sur le banc de l’ère Chérif Mellal. Les castings du président des « Canaris » au niveau de la barre technique peuvent être largement contestés tant il consomme les techniciens avec un appétit sans limites ni raison.

En 2 ans et 10 mois de « gouvernance », Mellal a vu défiler les coachs.  Pourtant, ses deux premiers choix avaient tout de judicieux. Ce même Bouzidi avait sauvé le club de la relégation lors de la saison 2017-2018 avec une finale de Coupe d’Algérie à la clé. Ensuite, il y a eu le passage très réussi de Franck Dumas qui avait, avec une équipe très jeune, frôlé l’exploit d’être sacré champion au terme de la séquence 2018-2019 terminant à une petite unité de l’USM Alger couronnée.

Et pourtant, Dumas était une bonne pioche

Malgré cet excellent parcours du driver français, la séparation, après 32 rencontres dirigées (16 victoires, 7 nuls et 7 défaites) et 363 jours de cohabitation, a été consommée. « Il (Dumas) a ses propres objectifs et nous avons les nôtres. Je pense que c’est de notre droit d’opérer un tel changement. C’est la direction qui décide et qui fixe les objectifs du club. On veut grandir, aller de l’avant. Nous serons engagés sur trois fronts, c’est un véritable challenge qui attend l’équipe Cependant, il a fait du bon boulot et on le remercie infiniment pour tous les efforts fournis, au cours du précédent exercice », s’était contenté d’arguer Mellal. Un divorce duquel les Lions du Djurdjura ne s’en remettront jamais.

Les successeurs, à savoir Hubert Velud, Jean-Yves Chay (intérimaire pour un match) et Yamen Zelfani, ne réaliseront jamais les résultats escomptés. Les Canaris déchantent et enchaînent les fausses notes à l’image des mauvaises décisions prises par le chairman et son bureau. Un Velud qui n’était resté qu’une moitié de saison (200 jours pour un bilan de 9 succès, 4 nuls et 8 revers) et un Zelfani recruté sans avoir le diplôme requis pour exercer en Algérie. Pour une arnaque, c’en était vraiment une puisque le Tunisien a touché 10 mois de salaires ne dirigeant que 8 matchs (3 victoires, 4 nuls et 1 défaite).

Lavagne, déjà une polémique

Et comme cela ne suffisait pas, Mellal a décidé de s’offrir les services de Denis Lavagne et l’engager pour 3 ans avec une mensualité de 12.000 euros. Le tout en négociant directement avec lui sans passer par son agent Zoubir Makhlouf. « Denis Lavagne a signé un mandat avec moi. J’ai discuté avec les dirigeants de la JSK et tout était OK et quand Lavagne a eu le frère à Mellal (Ghiles), il a nié mon existence, il voulait m’utiliser pour arriver à ses fins mais moi j’ai décidé d’aller loin et je lui donne rendez-vous devant les instances footballistique concernées (FIFA) qui vont trancher, d’ailleurs il y a un avocat qui est déjà chargé du dossier », a prévenu et avertir le manager.

Les conditions qui entourent l’arrivée de l’ex-driver du CS Constantine sont donc floues. Cela n’arrangera en rien la situation. Ce n’est certainement pas ce qui apportera de la sérénité. Une autre polémique et un autre imbroglio administratif dans lequel la JSK va se retrouver empêtrée. En agissant ainsi Mellal est en train de voir ses détracteurs accroitre. Quand on sait que même le regretté et légendaire Hannachi, avec tout ce qu’il a pu accomplir comme résultats à la présidence, a fini par plier face à la pression de la rue, on a tendance à croire que son successeur ne devrait pas pouvoir tenir plus longtemps. Surtout si les performances font défaut.

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