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Messi 3 – Algérie 0

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Lionel Messi
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Pour son entrée en lice dans ce Mondial, l’Algérie est tombée sur un monstre. Lionel Messi. À 38 ans, le génie argentin a rappelé qu’il demeurait capable de décider seul du sort d’un match. Trois buts, d’une facilité déconcertante et des Verts condamnés à assister, impuissants, au récital du maître.

On l’attendait, il a répondu avec l’efficacité d’un chirurgien. Certes, son premier but avait été refusé pour une position de hors-jeu. Mais ce n’était qu’un avertissement. Quelques minutes plus tard, servi plein axe par De Paul, Messi s’est ouvert le chemin du but d’un contrôle orienté avant de décocher une frappe sèche. Luca Zidane, avancé et peu inspiré sur l’action, ne pouvait que constater les dégâts.

Pourtant, l’Algérie avait cru ouvrir le score avant cela. Sur une inspiration lumineuse de Maza, Chaïbi avait trouvé le chemin des filets. Mais comme Messi quelques instants plus tôt, le milieu offensif algérien voyait sa réalisation annulée pour hors-jeu. Le tournant psychologique du match.

Car après l’ouverture du score argentine, la rencontre a brusquement changé de visage. L’Algérie s’est recroquevillée sur elle-même. Plus de pressing, peu d’agressivité, des joueurs figés par l’événement. Les Verts donnaient l’impression d’être perdus. Face à eux, l’Argentine n’avait même pas besoin d’accélérer pour contrôler les débats. À la pause, son avance d’un but paraissait presque confortable tant elle avait vécu une première période sereine.

Le plus frustrant pour les hommes de Vladimir Petkovic reste sans doute que les rares incursions dans le camp adverse avaient semé le doute dans la défense albiceleste. Chaque accélération, chaque projection rapide semblait pouvoir créer le danger. Mais à force de respecter excessivement leur prestigieux adversaire, les Algériens ont laissé filer quarante-cinq minutes sans véritablement jouer leur chance.

Au retour des vestiaires, le visage fut légèrement différent. Le bloc algérien avançait davantage, les courses de pressing se multipliaient et l’Argentine commençait enfin à perdre un peu de sa fluidité. Pendant quelques minutes, le match sembla s’équilibrer. Puis Messi est passé par là.

Sur un ballon repoussé par Zidane, le capitaine argentin surgissait pour doubler la mise et refroidir les dernières ambitions algériennes. Une sentence presque cruelle tant les Verts semblaient enfin avoir retrouvé leurs esprits. Le coup de grâce arrivera quelques minutes plus tard. Encore Messi. Toujours Messi. Un troisième but pour compléter son œuvre et éteindre définitivement toute velléité de retour.

Au coup de sifflet final, les regrets algériens étaient nombreux. Celui d’avoir trop attendu. Celui de ne pas avoir osé davantage. Celui, surtout, d’avoir offert autant de liberté au plus grand joueur de sa génération.

Mais peut-on réellement reprocher à cette Algérie d’avoir cédé face à Lionel Messi ? Depuis près de vingt ans, les plus grandes défenses du monde cherchent la réponse sans jamais vraiment la trouver. Alors, Mandi et Bensebaini peuvent toujours cogiter…

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