Depuis la Coupe du Monde au Brésil, sa réplique est devenue un véritable mème au sein de la communauté footballistique algérienne. Aujourd’hui, La Gazette du Fennec lance un appel à témoins inédit pour retrouver ce supporter algérien venu du Canada, symbole absolu de la passion et des paradoxes des fans des Verts.
Il y a des séquences qui s’inscrivent instantanément dans la légende d’une compétition. Si le parcours de l’Équipe Nationale d’Algérie lors de la Coupe du Monde 2014 reste gravé dans les mémoires grâce aux exploits sur le terrain, c’est aussi dans les tribunes et aux abords des stades que l’histoire s’est écrite. Parmi ces moments d’anthologie, une interview réalisée par La Gazette du Fennec continue de faire le bonheur des réseaux sociaux, plus d’une décennie plus tard.
Du désespoir à l’optimisme, l’ascenseur émotionnel en deux secondes
Belo Horizonte, juin 2014. L’Algérie vient de s’incliner lors de match d’ouverture face à la Belgique (1-2) après avoir pourtant ouvert le score. À la sortie du stade, la déception est palpable parmi les milliers de supporters algériens ayant fait le déplacement. Au micro de La Gazette du Fennec, un fan originaire du Canada, abattu par la prestation des hommes de Vahid Halilhodžić, laisse exploser son amertume. Le visage fermé, il lâche cette phrase devenue culte :
« WAllah je ne me déplace plus mon frère, aya khlas qteltouna. »
Mais la magie du football et plus particulièrement la ferveur indescriptible du supporter algérien opère dans la foulée. À peine deux secondes après cette déclaration de résignation totale, notre journaliste le relance sur son pronostic pour le match suivant, un duel crucial face à la Corée du Sud (qui se soldera par une victoire historique 4-2 d’El Khadra). La transformation est instantanée, l’abattement laisse place à une détermination et pas des moindres :
« On va jouer, on va gagner, aya khlas ! »
Un phénomène viral qui traverse les années
Cette transition brutale entre le découragement total et l’espoir inébranlable a fait le tour du web. La vidéo a été partagée des milliers de fois, retweetée à chaque compétition majeure, et cette citation est aujourd’hui utilisée quotidiennement par les supporters algériens pour illustrer leur relation passionnelle et parfois irrationnelle avec leur équipe nationale.
Ce supporter anonyme a, sans le vouloir, parfaitement résumé l’ADN des fan des Verts : une exigence sans faille, des émotions à fleur de peau, mais un soutien qui renaît toujours de ses cendres avant le coup d’envoi.
Aidez-nous à le retrouver !
Aujourd’hui, la rédaction de La Gazette du Fennec souhaite boucler la boucle. Nous sommes officiellement à la recherche de ce supporter algérien résidant au Canada pour le rencontrer et réaliser une nouvelle interview avec lui. Qu’est-il devenu ? Continue-t-il de suivre les Verts avec la même ferveur ? Comment a-t-il vécu la célébrité soudaine liée à cette vidéo ?
Vous le connaissez ? Vous êtes un de ses proches ? Ou peut-être lisez-vous cet article ?
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Nous comptons sur la force de frappe de la communauté algérienne à travers le monde, et particulièrement au Canada, pour faire passer le message. Partagez cet article, fouillez dans vos souvenirs, il est temps de retrouver l’homme qui nous a rappelé que même après la pire des désillusions, « on va jouer, on va gagner ».

