L’annonce officielle de la retraite internationale du capitaine des Verts, survenue dans la foulée de l’élimination de l’Algérie en seizièmes de finale de la Coupe du Monde 2026, marque la fin d’une époque dorée pour les Fennecs. Interrogé par le média Compétition, la légende absolue du football algérien, Lakhdar Belloumi, a livré son regard sur le départ de Riyad Mahrez après douze années de services.
Pour Lakhdar Belloumi, la décision de Mahrez de tirer sa révérence à ce moment précis relève d’une lecture de l’environnement entourant la sélection : « Je pense que Riyad a choisi le bon moment pour prendre sa retraite internationale. Toute chose a une fin. En homme intelligent, il a sans doute compris que c’est le moment de tirer sa révérence. Chez nous, on a la sale habitude de sortir des légendes par la petite porte, Riyad n’a sans doute pas donné ce plaisir à ces ‘’fossoyeurs’’ lesquels, par ingratitude ou amnésie, prenez-le comme vous le voulez, oublient tout ce qu’il a donné à l’Equipe nationale. Afin de ne pas connaitre une fin de parcours tumultueuse, Mahrez a décidé de raccrocher au bon moment. »
S’il juge le parcours des Verts honorable après douze ans d’absence au Mondial, l’ancien meneur de jeu regrette un cruel manque de cohésion collective face à la Suisse : « Mais c’est la Coupe du monde. En plus du fait d’avoir franchi la phase de groupe, c’est quand même une bonne performance pour notre sélection. Dommage, elle pouvait faire mieux si on avait bien préparé cette compétition… Clairement, notre équipe manquait de cohésion dans son jeu. On aurait dû programmer plusieurs matchs amicaux et aligner la même composante à chaque fois afin de créer ce jeu collectif qui nous a fait tant défaut lors de ce Mondial. »
Une place intouchable
Malgré les sifflets ou les déceptions récentes, Belloumi insiste sur l’impact laissé par l’ancien ailier de Manchester City dans le cœur des supporters algériens et lui souhaite le meilleur pour la fin de sa carrière en club : « Absolument, il a marqué son passage de façon remarquable en Equipe nationale. On ne peut pas essuyer du revers de la main tout ce qu’il a donné à la sélection et procuré comme joie aux Algériens. Oui, il fait partie des joueurs qui ont marqué l’histoire du football algérien. Je profite pour lui souhaiter un avenir plus radieux en club, puisqu’il arrête seulement en Equipe nationale. »
Le lourd héritage du couloir droit et la piste Bachir Belloumi
Trouver l’élément capable de reprendre le flambeau et d’assumer le leadership technique sur l’aile droite sera le grand chantier des prochains mois. Si l’ancien international refuse de brûler les étapes, il n’exclut pas de voir son fils, Mohamed Bachir Belloumi, postuler à ce rôle de successeur : « Ce n’est pas facile de remplacer du jour au lendemain un joueur de sa trempe, ça mettra le temps qu’il faudra, mais l’Algérie dispose de joueurs de talent qui sont prêts à reprendre le flambeau. Oui, pourquoi pas. Mon fils fait partie des potentiels successeurs de Mahrez, mais il n’est pas le seul, il y a d’autres éléments talentueux qui peuvent prétendre à avoir leur chance en sélection. »


