Face à la Suisse vendredi au BC stadium de Vancouver (Canada) les choix de Vladimir Petkovic ont surpris plus d’un. La décision la plus incompréhensible était d’avoir expérimenté Ibrahim Maza en “faux 9” dans un décisif seizième de finale de Coupe du Monde 2026. En effet, dans cette position, le sociétaire du Bayer Leverkusen n’était que l’ombre de lui-même. L’arrière-garde suissesse n’a pas eu de mal à contenir les attaques de l’Algérie. En zone mixte, Manuel Akanji, défenseur central de la Nati, n’a pas nié que ce coaching a facilité sa tâche et celle de ses coéquipiers.
Petkovic a clairement réduit l’espace d’expression de Maza en le mettant bien trop proche de la surface de réparation adverse et au contact de déménageurs comme Akanji. Quand on connaît l’expérience du sociétaire de l’Inter Milan et qu’on voit son gabarit, on comprend pourquoi Ibo n’a pas pu exister. Malgré sa finesse technique, les chances de briller lors de cette rencontre étaient minimes. D’ailleurs, sa copie, bien pâle, est venue confirmer les réserver émises avant le coup d’envoi.
“C’était un avantage pour nous”
A ce propos, Akanji n’a pas manqué de reconnaître que cette utilisation de Maza était a l’avantage des Helvètes. “Habituellement, il n’est pas dans cette position de numéro 9. Il a joué un peu plus décroché et ce n’est pas facile pour un défenseur central d’être dans cette position mais c’était un avantage pour nous parce que si les joueurs avaient mis des centres, on a l’avantage d’être plus grands que lui. C’est le cas aussi pour les longs ballons”, concède l’Interiste qui a évolué à Manchester City par le passé aux côtés de Riyad Mahrez.
La déclaration vient confirmer que le sélectionner des Verts a plus rendu service que surpris les camarades de Granit Xhaka. Rien qu’en voyant le onze de départ, les Algériens montraient des réticences sur les choix du driver d’El-Khadra. La tournure du match n’a pas donné raison au technicien. L’erreur professionnelle est manifeste. La frustration incommensurable.


