En pleine préparation du deuxième rendez-vous capital de l’Algérie dans le Mondial 2026, le défenseur central Aïssa Mandi s’est confié lors d’un entretien accordé au média qatari Al Kass. À quelques heures du choc face à la Jordanie au Levi’s Stadium, le vice capitaine des Fennecs a jeté un regard lucide sur le lourd revers subi contre l’Argentine, tout en puisant dans ses riches souvenirs de l’épopée 2014 pour tracer la voie de la remobilisation.
La fierté du maillot et la culture du travail
Fort de sa longévité sous la tunique nationale, le défenseur axial a d’abord rappelé ce que représentait pour lui le fait de défendre les couleurs de son pays : « Une fierté et un grand honneur de jouer pour l’Algérie, de porter ne serait-ce qu’une fois le maillot de l’Algérie. Rendre fière ma famille, profiter au maximum. Je me suis toujours dit que je réalise mon rêve et je voulais que ça dure le plus possible. Je ne voulais pas que ça s’arrête. Moi, je suis toujours considéré comme quelqu’un de travailleur. Je suis très rigoureux. Un jour ou l’autre, le travail paie. »
La discrétion des débuts
Revenant sur sa trajectoire et son intégration au sein de la sélection nationale, Mandi a évoqué sa philosophie personnelle concernant le leadership. Pour lui, la parole d’un joueur ne prend de la valeur qu’à travers ses performances sur le rectangle vert : « Moi, j’étais tout nouveau en 2014. Si vous pouvez interviewer d’autres coéquipiers, je ne parlais pas, je ne disais rien. Pour moi, je n’étais pas légitime de parler. Ce que je voulais, c’était apprendre, apprendre des plus anciens, engranger de l’expérience, montrer. Et au final, la légitimité, on l’a par rapport au terrain. »
Le souvenir impérissable de l’épopée brésilienne
Cette année 2014 reste à jamais gravée dans la mémoire collective du football national comme l’un de ses plus grands chapitres. Mandi s’est remémoré avec émotion ce parcours historique au Brésil, marqué par un huitième de finale d’anthologie face aux futurs champions du monde : « C’est extraordinaire. Je pense que c’est un des plus beaux souvenirs que j’ai en tant que footballeur. Ce n’est pas un titre, mais on a marqué l’histoire de l’Algérie. L’Allemagne était très forte. Au final, on se fait éliminer par les futurs champions. »
Le naufrage face à l’Albiceleste
Projeté à nouveau dans la réalité du tournoi actuel, le défenseur estime le score est sévère, mais n’élude pas les manques flagrants qui ont pénalisé le bloc algérien : « Compliqué. Je ne pense pas que 3-0 reflète un peu le match. Je pense qu’ils ont été très cliniques, très efficaces, notamment grâce à un joueur (Messi) qui l’est et qui le montre depuis des années. Notre état d’esprit aussi, je pense qu’il doit peut-être évoluer par rapport au deuxième match. De toute façon, si on perd 3-0, c’est qu’il y a beaucoup de choses qui n’ont pas fonctionné. C’est ce qu’il faudra corriger. Six points encore en jeu. Rien n’est joué encore. Ils restent encore derrière nous, ils nous supportent. Et on va essayer de les rendre fiers au prochain match. »


