Le dossier Yacine Adli n’en finit plus d’agiter le landerneau du football algérien. Dernier rebondissement en date, le milieu offensif d’Al Shabab (Arabie Saoudite) a récemment ouvert la porte à une sélection avec les Verts à moins de deux mois du Mondial. Un virage à 180 degrés qui divise autant qu’il intrigue.
Entre soupçons d’opportunisme et appel du cœur enfin assumé, le débat s’est installé durablement. Qu’on aime ou pas du tout, chacun y va de sa lecture. Voix influente du paysage audiovisuel, Hafid Derradji, figure de beIN Sports, n’a pas esquivé la question. Et comme à son habitude, son analyse est sans détour.
« De mon point de vue, Yacine Adli ne devrait pas être convoqué en équipe nationale avant la Coupe du monde 2026. Même si la Fédération et le sélectionneur décident de faire appel à lui, j’estime que, par respect pour les joueurs actuellement en place, sa venue ne devrait pas intervenir avant le Mondial », tranche-t-il.
Une position qui pose les bases d’un débat plus large qui n’est pas sans nous rappeler les péripéties de l’arrivée de Medhi Lacen chez les Verts à la veille du Mondial 2010. Dans un vestiaire où certains cadres ont porté l’équipe dans les moments difficiles, l’intégration tardive d’un joueur, aussi talentueux soit-il, ne va pas de soi. Une question d’éthique, estime Hafid Derradji.
À l’approche du Mondial 2026, la question dépasse donc le simple cas Adli. Cela relève des prérogatives de Vladimir Petkovic. Il a jusqu’à la fin du mois pour trancher.
Yacine Adli a déclaré vouloir représenter l’Algérie après avoir, à plusieurs reprises, refusé les Verts pour jouer avec les Bleus. Retour chronologique sur une drôle de décision. pic.twitter.com/TEnQ7FlfsK
— La Gazette du Fennec (@LGDFennec) May 3, 2026
